La Banque du Japon maintient les taux d’intérêt à 0,75 % malgré les craintes d’inflation

- La Banque du Japon maintient les taux d'intérêt à 0,75 % malgré des craintes d'inflation.
- Trois membres du conseil plaident pour une hausse des taux à 1 %.
- Les prévisions de croissance pour 2026 sont réduites à 0,5 %.
- La Banque met en garde contre les impacts économiques dus à la hausse des prix du pétrole.
La Banque du Japon maintient les taux d’intérêt à 0,75 %
Lors de son dernier conseil, qui s’est tenu pendant deux jours et s’est terminé ce mardi, la Banque du Japon a décidé de maintenir ses taux d’intérêt à 0,75 %. Cette décision intervient alors que les inquiétudes liées aux pressions inflationnistes, exacerbées par le conflit au Moyen-Orient, continuent de croître.
Une réunion marquée par des désaccords
Cette réunion a été marquée par un désaccord notable parmi les membres du conseil de la Banque. En effet, trois des neuf membres ont plaidé pour une augmentation du taux d’intérêt à 1 %. Ces membres comprennent :
- Hajime Takata
- Naoki Tamura
- Junko Nakagawa
Selon l’agence Reuters, ce désaccord reflète une montée des préoccupations concernant la hausse persistante des prix au Japon, ce qui pourrait compromettre la stabilité économique du pays.
Nouvelles prévisions économiques et avertissements
En plus de maintenir le taux d’intérêt, la Banque du Japon a également révisé ses prévisions économiques. Elle a réduit ses prévisions de croissance pour l’exercice fiscal 2026, les abaissant de 1 % à 0,5 %. Parallèlement, les prévisions d’inflation de base ont été augmentées, passant de 1,9 % à 2,8 %, dépassant ainsi l’objectif principal de 2 % de la Banque.
La Banque a mis en garde contre les conséquences potentielles de la hausse des prix du pétrole, liée à la crise au Moyen-Orient, sur l’économie japonaise. Parmi les risques identifiés, on note :
- Une baisse des bénéfices des entreprises
- Une diminution du revenu réel des ménages
- Une détérioration des conditions d’échange commercial
Ces facteurs pourraient avoir un impact significatif sur le rythme de la reprise économique au Japon, nécessitant une surveillance attentive de la part des autorités compétentes.



