Le navire MV Hondius en détresse : une épidémie de virus Hanta à bord

- La situation du MV Hondius s'aggrave avec trois décès et plusieurs hospitalisations.
- Les autorités du Cap-Vert refusent l'accostage du navire pour des raisons de santé publique.
- L'OMS enquête sur l'épidémie de virus Hanta à bord et coordonne l'évacuation de l'équipage.
- passagers et 61 membres d'équipage restent à bord, sous surveillance sanitaire.
La situation critique du navire MV Hondius
La situation à bord du navire de croisière MV Hondius devient de plus en plus préoccupante. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la société exploitante Oceanwide Expeditions, le navire néerlandais est actuellement en attente d’assistance au large des côtes du Cap-Vert, dans l’océan Atlantique. Cette crise a été exacerbée par le décès de trois passagers et l’hospitalisation de plusieurs autres dans un état critique, en raison d’une épidémie suspectée du virus Hanta.
Aide requise et restrictions maritimes
Le MV Hondius, qui effectuait un voyage polaire depuis l’Argentine vers l’Antarctique et des îles isolées de l’Atlantique Sud, a immédiatement sollicité l’aide des autorités sanitaires du Cap-Vert dès son arrivée dans la région. Cependant, celles-ci ont refusé de permettre au navire d’accoster, citant des préoccupations de santé publique, et ont ordonné qu’il reste en mer ouverte. Actuellement, aucun passager n’a pu quitter le navire.
Alors que l’OMS poursuit son enquête sur les causes de cette épidémie, elle coordonne également l’évacuation de deux membres d’équipage infectés. Les conditions sanitaires et humanitaires à bord sont soigneusement surveillées, dans l’attente des directives des autorités sanitaires.
Détails des cas d’infection signalés
Les cas d’infection à bord du navire comprennent :
- Un homme britannique, évacué vers l’Afrique du Sud le 27 avril, testé positif au virus et actuellement en soins intensifs.
- Le corps d’un passager allemand décédé, qui reste à bord du navire.
- Un homme néerlandais de 70 ans, décédé à bord le 11 avril, suivi par le décès de sa femme en Afrique du Sud après leur évacuation.
Selon l’OMS, le virus Hanta se transmet principalement par les rongeurs, que ce soit par contact direct ou via l’urine, la salive et les excréments. Bien que rare, la transmission interhumaine peut également survenir, augmentant ainsi les inquiétudes sanitaires entourant cette épidémie.
Actuellement, 87 passagers de nationalités diverses, dont 17 Américains, 19 Britanniques et 13 Espagnols, ainsi que 61 membres d’équipage, restent à bord du navire, dans l’attente d’une résolution de cette crise.

