Les manifestants des fermes de blé à Al-Jouf promettent d’intensifier leurs actions jusqu’à réception de leurs droits.

Les agriculteurs de blé du gouvernorat de Jouf poursuivent leur sit-in
Les agriculteurs de blé du gouvernorat de Jouf ont décidé de maintenir leur sit-in devant le ministère de l’Agriculture à Sanaa. Ils intensifient leur protestation contre les milices houthis afin de réclamer le paiement de leurs arriérés financiers, dus depuis plusieurs mois. La Fondation des céréales contrôlée par les Houthis a saisi l’intégralité de leur récolte sans verser de compensation.
Refus des médiations houthis
Mohammed Ben Yahya Al-Waisi, un des manifestants, a déclaré ce vendredi qu’ils rejettent les médiations proposées par le ministère de l’Agriculture houthi et la Fondation des céréales. Selon lui, ces médiations « ne s’adressent ni aux fautifs ni aux voleurs de droits ».
Saisie des récoltes par les Houthis
La Fondation des céréales, récemment créée, a pris possession en avril dernier de la totalité des récoltes de blé des agriculteurs de Jouf. Elle leur a interdit de vendre directement sur le marché. Cette décision a entraîné d’importantes pertes pour les agriculteurs, qui dépendent de cette culture comme source principale de revenus.
Au cours des dernières semaines, la Fondation et le ministère de l’Agriculture houthi ont conclu plusieurs accords avec les agriculteurs, promettant de lever les sit-ins en échange du paiement des arriérés. Cependant, les Houthis ont rompu tous ces accords, le dernier en date étant celui de la semaine dernière, selon les manifestants.
Exigences des agriculteurs et poursuite du sit-in
Les agriculteurs affirment qu’ils ne retourneront à Jouf qu’après avoir reçu le paiement de leurs récoltes. Ils ont également souligné qu’ils ne reprendront pas la culture du blé tant que les Houthis continueront à interdire la vente libre. De plus, la milice impose des intermédiaires qui obligent les agriculteurs à vendre leurs produits sans paiement.
Cette escalade survient dans un contexte de politique houthie visant à restructurer le marché agricole à travers une série d’institutions et d’associations imposées. Cela empêche les agriculteurs de commercialiser librement leurs produits, aggravant ainsi les difficultés de milliers de familles dépendant de l’agriculture dans le gouvernorat de Jouf.
Conclusion
Les agriculteurs de Jouf continuent de lutter pour leurs droits, espérant que leur détermination conduira à des changements significatifs dans la gestion de leurs récoltes et à une amélioration de leurs conditions de vie.
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