Un centre de droits humains demande à la milice houthie de libérer le corps d’un otage décédé sous la torture à Al-Bayda.

Centre de droits demande la restitution du corps d’un détenu décédé sous la torture
Le Centre de surveillance des droits et du développement a exigé que la milice houthie libère le corps de Mohamed Ahmed Hussein Al-Hadar. Ce dernier est décédé sous la torture au sein de la prison centrale de la province d’Al-Bayda. Le centre a demandé un examen médical légal impartial pour documenter les traces de torture sur le corps.
Détails de la mort tragique
Le centre a précisé que la victime, originaire de la région d’Azza dans le district d’Al-Bayda, est décédée le 20 juillet 2026. Sa mort résulte de la torture et du manque systématique de soins médicaux. Il avait été arrêté à Sanaa fin mai dernier, sans mandat judiciaire ni explication des accusations, puis transféré menotté à Al-Bayda.
Témoignages accablants
Des proches de la victime ont rapporté, selon le communiqué du centre, qu’ils ont observé des signes de torture et de coups sur le corps de Mohamed. De plus, la direction de la prison a refusé de l’envoyer à l’hôpital malgré une détérioration de son état de santé. Cette situation constitue une véritable crime de meurtre intentionnel, résultant de la torture et de la négligence médicale.
Obstruction à la justice
Le centre a également souligné que le maintien du corps dans le réfrigérateur de l’hôpital, sous prétexte d’une « commission d’enquête », vise à dissimuler les preuves de la crime et à priver la famille de son droit à des funérailles conformes à la charia islamique et aux conventions internationales.
Appel à l’action
Le centre a demandé une inspection du corps par un médecin légiste impartial, ainsi que la documentation des traces de torture. Il a également exigé la remise du corps à la famille sans conditions. Par ailleurs, il a appelé à mettre fin aux actes d’intimidation et de pression sécuritaire contre la famille de la victime et les habitants de la région d’Azza, tout en garantissant une protection légale pour les témoins.
Responsabilité pénale
En conclusion, le centre a insisté sur la nécessité de tenir pour responsables tous les individus impliqués dans cette affaire, en particulier le directeur de la prison centrale d’Al-Bayda. Il a demandé leur renvoi devant la justice pour avoir commis des actes de torture ayant entraîné la mort et pour négligence médicale systématique.
Pour plus d’informations, consultez l’article original sur Yemen TV.
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