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L’Organisation internationale pour les migrations annonce le déplacement de plus de 2600 familles yéménites en 8 mois.

Faits Saillants
  • Plus de 2600 familles yéménites ont été déplacées en huit mois, selon l'OIM.
  • En août, environ 1000 familles ont fui en raison des hostilités houthis.
  • % des nouveaux déplacements sont causés par des conflits, selon l'OIM.
  • familles ont été déplacées entre le 23 et le 29 août 2023.

La crise des déplacés au Yémen : Plus de 2600 familles touchées

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a récemment annoncé que plus de 2600 familles yéménites ont été déplacées au cours des huit premiers mois de l’année. Ce chiffre inclut environ 1000 familles qui ont fui en août, période marquée par une intensification des hostilités de la part des milices houthis dans plusieurs gouvernorats.

Détails du rapport de l’OIM

Dans un rapport publié mardi, l’OIM a indiqué que sa matrice de suivi des déplacements a enregistré 2631 familles, soit 15 786 individus, entre le 1er janvier et le 29 août 2023. Les statistiques antérieures de l’organisation révèlent que 1664 familles avaient déjà été déplacées au cours des sept mois précédents. Cela signifie qu’en août, 967 nouvelles familles ont été contraintes de fuir en raison des combats, notamment dans les gouvernorats de Taëz, Al-Hodeïda et Marib.

Évacuations non comptabilisées

Il est important de noter que les chiffres cumulés ne tiennent pas compte des évacuations survenues dans les camps de déplacés de la direction de Mawza, à l’ouest de Taëz, les 25 et 26 août. Ces évacuations ont été motivées par des craintes de sécurité liées à l’escalade des violences. Environ 227 familles ont été déplacées vers d’autres camps à l’intérieur de la direction, selon un rapport distinct de l’OIM.

Déplacements hebdomadaires

Concernant les déplacements hebdomadaires, l’OIM a observé que 274 familles, soit 1644 individus, ont été déplacées au moins une fois entre le 23 et le 29 août 2023. La majorité des nouveaux déplacés proviennent des zones rurales de l’ouest de Taëz et des districts côtiers comme Mocha et Mawza, ainsi que des districts du sud d’Al-Hodeïda (Hays, Al-Jarahi et Jabal Ras) et d’Ibb. Ces familles se sont principalement installées à Taëz (215 familles), Al-Hodeïda (23 familles), Marib (17 familles), Lahij (12 familles) et Hadramout (7 familles).

Causes des déplacements

L’OIM a souligné que 95 % des nouveaux déplacements (261 familles) résultent de conflits, tandis que 4 % (12 familles) ont fui pour des raisons économiques. De plus, l’organisation a enregistré 116 familles supplémentaires déplacées lors de précédents rapports dans les gouvernorats suivants : Taëz (76 familles), Lahij (18 familles), Al-Hodeïda (12 familles) et Marib (10 familles). Ces chiffres ont été ajoutés au total cumulé des déplacements depuis le début de l’année.

Conclusion

La situation des déplacés au Yémen demeure préoccupante. Les conflits persistants et les conditions économiques difficiles continuent de forcer de nombreuses familles à fuir leur foyer. L’OIM continue de surveiller la situation et d’apporter son soutien aux personnes touchées.

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