Le ministère des Droits de l’Homme : 150 morts, plus de 200 blessés et 85 000 civils déplacés depuis le 3 septembre.

- Le Ministère des Droits de l'Homme a condamné les violations des droits humains depuis le 3 septembre.
- civils ont été tués et plus de 200 blessés dans les attaques houthistes.
- Environ 85 000 personnes ont été déplacées, avec des conséquences humanitaires graves.
- Le ministère appelle les Nations Unies à agir contre les violations des droits humains.
La condamnation des violations des droits humains
Le Ministère des Droits de l’Homme a fermement condamné l’escalade militaire et les violations massives commises par les milices houthistes depuis le 3 septembre dans les gouvernorats de Taïz, Al-Hodeïda et Marib. Cette situation a été accompagnée de bombardements par des missiles balistiques et des drones, ciblant directement des zones résidentielles, des camps de déplacés et des convois de personnes fuyant les zones de conflit.
Un bilan initial lourd
Le ministère a précisé que les données documentées jusqu’au 13 septembre font état de :
- 150 civils tués
- Plus de 200 blessés
- Un déplacement d’environ 85 000 personnes, en plus de la destruction de nombreuses propriétés, privant des milliers de familles de leurs logements, de leurs moyens de subsistance et de leurs besoins essentiels.
De plus, les données de l’Organisation internationale pour les migrations ont signalé l’arrivée d’environ 2000 personnes à Djibouti, fuyant l’escalade, ce qui reflète l’ampleur des conséquences humanitaires au-delà du Yémen.
Violations massives à Al-Hodeïda, Taïz et Marib
Le ministère a documenté des bombardements directs visant des civils lors de leur fuite de la direction de Hays à Al-Hodeïda, entraînant des dizaines de morts et de blessés. À Taïz, des zones résidentielles ont été frappées, y compris le quartier de Chaqb, où une femme enceinte et son fœtus ont été tués. À Marib, les camps de déplacés et les quartiers résidentiels ont subi des frappes répétées par des missiles balistiques et des drones, causant des morts et des blessés parmi les enfants, et exposant des milliers de familles à des dangers immédiats.
Violations touchant les organisations et le pouvoir judiciaire
Les violations incluent également :
- Des incursions et des pillages de bureaux d’organisations internationales, de maisons et d’institutions gouvernementales
- Des enlèvements de journalistes, d’employés, de responsables gouvernementaux et de travailleurs du pouvoir judiciaire
- Des rapports concernant des exécutions sommaires et des attaques contre des blessés dans des établissements de santé
Des crimes considérés comme des violations graves
Le ministère a affirmé que cibler des civils, des déplacés, des établissements médicaux, ainsi que le meurtre en dehors du cadre légal, l’enlèvement et le vol de biens constituent des violations graves du droit international humanitaire. Ces actes peuvent être qualifiés de crimes de guerre selon la nature de chaque incident et les preuves qui les entourent.
Appel à une action internationale urgente
Le ministère a tenu les milices houthistes pleinement responsables de ces violations et a appelé :
- Les Nations Unies
- Le Conseil des droits de l’homme
- Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme à agir rapidement pour mettre fin aux attaques contre les civils, protéger les déplacés, les camps et les établissements médicaux, libérer les personnes enlevées et clarifier le sort des disparus.
Il a également été demandé de soutenir les efforts de surveillance, de documentation, d’enquête et de préservation des preuves, de tenir les responsables des violations pour compte, de renforcer la réponse humanitaire aux familles touchées et de garantir un accès sans entrave à l’aide.
Confirmation gouvernementale et condoléances aux victimes
Le ministère a réaffirmé l’engagement du gouvernement à protéger les civils et à préserver leurs droits, tout en continuant à surveiller et à documenter les violations. Il a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés et aux personnes touchées.
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