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Le Conseil de leadership présidentiel met en garde contre la coopération avec les milices houthis et ordonne de poursuivre les impliqués.

Faits Saillants
  • Le Conseil de leadership présidentiel met en garde contre la coopération avec les milices houthis.
  • Le renseignement et le financement des houthis sont considérés comme des crimes.
  • Des mesures légales urgentes seront prises contre les personnes impliquées.
  • Des sanctions sévères, y compris la peine de mort, sont prévues pour ces crimes.

Le Conseil de leadership présidentiel met en garde contre la coopération avec les milices houthis

Le Conseil de leadership présidentiel a affirmé que le renseignement avec les milices houthis terroristes, le financement de leurs activités, ou toute forme de soutien à leur égard constitue des crimes passibles de poursuites judiciaires. Il a souligné que l’État agira avec fermeté contre quiconque prouvé impliqué dans des actes visant la sécurité et la souveraineté du pays, ou nuisant aux capacités des forces armées et de sécurité, conformément à la constitution et aux lois en vigueur.

Appel à l’action des autorités compétentes

Dans un communiqué publié aujourd’hui, le Conseil a ordonné aux agences de sécurité et militaires ainsi qu’aux autorités judiciaires compétentes de prendre des mesures légales urgentes contre les personnes impliquées dans ces crimes. Il a également appelé à renforcer la protection de la ligne intérieure, des institutions de l’État et des secrets de la défense nationale. Le Conseil a averti que les sanctions pour certains crimes portant atteinte à la sécurité de l’État peuvent aller jusqu’à la peine de mort, et a confirmé qu’aucun statut professionnel, militaire ou influence ne garantit l’immunité contre les poursuites judiciaires.

Texte du communiqué

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Le Conseil de leadership présidentiel, après avoir pris connaissance de la constitution, de la déclaration de transfert de pouvoir du 7 avril 2022, de la loi n° (62) de l’année 1991 relative à la création du Conseil de défense nationale, de la loi n° (12) de l’année 1994 concernant les crimes et les sanctions, de la loi n° (21) de l’année 1998 sur les crimes et sanctions militaires, de la loi n° (1) de l’année 2010 sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, modifiée par la loi n° (17) de l’année 2013, et de la décision n° (1) de 2022 du Conseil de défense nationale classant les milices houthis comme organisation terroriste, et en raison de sa responsabilité nationale et constitutionnelle de protéger la République du Yémen, de préserver sa souveraineté et son indépendance, de défendre son système républicain et ses institutions constitutionnelles, et de garantir la sécurité des citoyens et l’intégrité des forces armées et de sécurité, face à la confrontation que notre peuple et nos forces armées mènent contre les milices houthis soutenues par le régime iranien, et en reconnaissance des sacrifices considérables des martyrs, des blessés et des combattants défendant la patrie, et pour souligner l’importance de protéger la ligne intérieure et de contrecarrer les tentatives d’infiltration des institutions de l’État et de nuire à ses capacités de défense et de sécurité, déclare ce qui suit :

Premièrement : Le Conseil confirme que le renseignement avec les milices houthis terroristes, leur assistance, le financement de leurs activités criminelles, la facilitation de leurs opérations, et la fourniture d’informations ou de ressources qui les aident à attaquer l’État, les citoyens ou les forces armées et de sécurité, sont des actes passibles de poursuites judiciaires complètes conformément à la nature des actes et aux descriptions des crimes qui s’appliquent selon la constitution et la loi.

Deuxièmement : Le Conseil appelle tous les citoyens, ainsi que les membres des agences et institutions de l’État, à coopérer avec les autorités compétentes et à signaler immédiatement, par les canaux officiels, les faits et informations relatifs à ces crimes. Il ordonne aux autorités compétentes de faciliter la réception des signalements et de prendre les mesures nécessaires pour protéger les dénonciateurs et les témoins ainsi que la confidentialité de leurs informations, dans le cadre de la loi.

Troisièmement : Le Conseil ordonne aux agences de sécurité et militaires ainsi qu’aux officiers de la loi, chacun dans son domaine de compétence, d’agir rapidement concernant les faits pour lesquels des preuves sérieuses existent, de rassembler et de conserver les preuves, et de prendre les mesures légales requises sous la supervision du parquet compétent. Il appelle le parquet général et le parquet militaire, chacun selon sa compétence légale, à commencer et à compléter les enquêtes sans retard injustifié, et à renvoyer ceux pour qui des preuves suffisantes existent devant la justice compétente.

Quatrièmement : Le Conseil souligne que la législation nationale prévoit des sanctions sévères pour les crimes portant atteinte à la sécurité et à l’indépendance de l’État, affaiblissant ses forces armées, divulguant des secrets de défense et aidant l’ennemi, ainsi que le renseignement avec un État hostile soutenant une milice terroriste, pouvant aller jusqu’à la peine de mort. L’État agira avec fermeté dans le cadre de la constitution et de la loi contre quiconque prouvé impliqué dans des actes criminels visant la sécurité et l’indépendance du pays, affaiblissant la défense et aidant l’ennemi.

Cinquièmement : Le Conseil met en garde quiconque exploitant sa position professionnelle, militaire ou sécuritaire, ou ses influences ou ressources, pour servir les milices houthis terroristes ou leur permettre de commettre des crimes et de nuire à la défense nationale. Il confirme que le statut, le poste ou l’influence n’exemptent pas de la responsabilité, et que des mesures légales seront prises contre quiconque pour qui des raisons suffisantes existent.

Sixièmement : Le Conseil loue les efforts des forces armées et des agences de sécurité pour protéger les citoyens et établir la sécurité et la stabilité dans les provinces libérées. Il renouvelle sa confiance envers leurs membres et les sacrifices qu’ils font pour défendre la République. Il ordonne d’augmenter le niveau de vigilance et de coordination, de renforcer la protection des installations et des sites vitaux, des informations et des secrets de défense, de contrer les tentatives d’infiltration, et de fournir ce qui est nécessaire pour permettre aux autorités compétentes d’accomplir leurs devoirs conformément à la loi.

Septièmement : Le Conseil confirme que l’État fera face avec fermeté à tout acte criminel visant la République, la souveraineté du pays ou la sécurité des citoyens, et continuera à poursuivre les auteurs et à appliquer les décisions judiciaires émises à leur encontre conformément à la loi. Les sacrifices des martyrs, des blessés et des combattants resteront une responsabilité pour tous, et un moteur pour continuer la lutte pour la restauration des institutions de l’État et pour réaliser la sécurité, la stabilité et la paix.

Miséricorde et éternité à nos martyrs. Rétablissement rapide à nos héros blessés. Victoire pour la République, et sécurité et stabilité pour le Yémen. Que Dieu soit notre guide.

Publié par le Conseil de leadership présidentiel

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