Sanctions américaines contre l’Autorité du Détroit d’Hormuz iranienne

- Les États-Unis imposent des sanctions à l'Autorité du Détroit d'Hormuz iranienne.
- Scott Piesen souligne que l'Iran cherche des liquidités via des frais de passage.
- L'autorité iranienne a diffusé une carte de sa « juridiction » dans le détroit.
- Téhéran affirme qu'il ne perçoit pas de frais de passage, mais des « frais de navigation ».
Sanctions américaines contre l’Autorité du Détroit d’Hormuz
Le ministère des Finances américain a récemment annoncé des sanctions visant l’« Autorité du Détroit d’Hormuz », une entité nouvellement créée par Téhéran pour réguler le détroit et percevoir des frais de passage des navires commerciaux. Cette initiative iranienne est perçue comme une tentative d’extorsion sur le commerce maritime mondial, illustrant la stratégie de Téhéran pour affirmer son contrôle sur l’un des passages maritimes les plus cruciaux au monde.
Déclarations du ministère des Finances américain
Scott Piesen, le secrétaire au Trésor américain, a déclaré que la volonté des forces iraniennes de percevoir des frais de passage au détroit d’Hormuz témoigne « du besoin urgent du régime iranien de liquidités ». Il a averti que toute entité s’acquittant de ces frais pourrait être considérée comme un soutien au Corps des Gardiens de la Révolution islamique, l’exposant ainsi à des sanctions. Piesen a également souligné que le ministère des Finances avait réussi à priver l’Iran de dizaines de milliards de dollars de revenus, qui auraient pu être utilisés pour des programmes d’armement, des ambitions nucléaires et le soutien à des groupes armés.
Impact des sanctions et contexte régional
Le ministère des Finances a révélé que l’autorité iranienne a diffusé une carte présentant sa « juridiction » des deux côtés du détroit d’Hormuz. Cette carte identifie des zones nécessitant une approbation iranienne pour le passage, suscitant de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. Ce développement intervient alors que les forces américaines et iraniennes respectent un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, tandis que des médiateurs cherchent à établir un accord durable.
En réaction aux sanctions, Ismail Baqaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a affirmé que Téhéran poursuivrait la gestion du trafic dans le détroit. Il a tenté de justifier les actions de l’Iran en précisant que celui-ci ne percevait pas de frais de passage, mais uniquement « des frais pour des services de navigation », dans un contexte de tensions croissantes dans la région.
Il est essentiel de rappeler que le conflit dans cette région a débuté le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont mené des attaques contre l’Iran. En réponse, Téhéran a réalisé des frappes de missiles et de drones ciblant plusieurs pays voisins, exacerbant ainsi les tensions dans ce passage maritime vital.
Pour plus d’informations, consultez l’article complet sur les sanctions américaines contre l’Autorité du Détroit d’Hormuz sur Yemen TV.


