La réunion de Bruxelles, qui s’est tenue vendredi, a vu un débat intense entre les dirigeants de l’Union européenne concernant les contours du prochain budget (2028-2034). Les discussions ont principalement porté sur les mécanismes de financement et le niveau des dépenses, révélant un clivage marqué entre les États membres.
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a fermement rejeté toute idée de nouvel emprunt pour financer le budget, affirmant : « Nous ne devons pas le faire. » Cette position contraste directement avec l’initiative française qui appelle à un emprunt européen commun.
Le président français, Emmanuel Macron, a souligné l’importance de l’emprunt pour accroître les investissements, notamment dans les domaines de la technologie et de l’intelligence artificielle. Il a insisté sur le fait que l’Europe a besoin d’un budget beaucoup plus conséquent pour injecter des fonds publics supplémentaires.
L’année dernière, la Commission européenne a proposé un budget total de 2000 milliards d’euros, représentant une augmentation significative par rapport au budget actuel. En revanche, Chypre, en tant que présidente de la session, a présenté une proposition alternative appelant à une réduction modeste de seulement 2 %.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a précisé que le premier projet n’est idéal pour aucune partie, mais qu’il constitue une base solide pour les négociations. Cela souligne l’importance d’atteindre un consensus entre toutes les parties prenantes.
L’Allemagne et les pays du Nord de l’Europe exigent une réduction plus importante des dépenses. En revanche, 17 pays du Sud et de l’Est de l’Europe, regroupés au sein du groupe des « Amis de la Cohésion », plaident pour un budget plus généreux afin de soutenir l’agriculture, le développement rural et le maintien de la cohésion sociale et régionale.
Bien qu’un accord sur la structure générale du budget semble possible, les désaccords concernant le niveau des dépenses et les mécanismes de financement compliquent les négociations. Bruxelles espère parvenir à un accord avant la fin de l’année, afin d’éviter l’impact des prochaines élections dans plusieurs pays européens, notamment en France.
Les discussions sur le budget européen révèlent des tensions profondes entre les États membres. Alors que certains prônent la rigueur budgétaire, d’autres insistent sur la nécessité d’investir pour l’avenir. L’issue de ces négociations pourrait avoir des répercussions significatives sur l’avenir économique de l’Europe.
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