Le secteur des industries chimiques en Allemagne exerce une pression accrue sur le chancelier Friedrich Merz, alors que se profile une révision complète du système de commerce des émissions de l’Union européenne. Cette pression survient dans un contexte d’inquiétudes grandissantes concernant les modifications proposées, qui pourraient engendrer des charges financières considérables pour les entreprises, menaçant ainsi leur compétitivité sur le marché.
Dans une lettre adressée au chancelier Merz, le président de l’Association des industries chimiques allemandes, Markus Steilemann, a souligné que les nouvelles exigences relatives à l’attribution de certificats d’émissions gratuits dépassent la capacité d’adaptation de l’économie. Il a averti que ces modifications « augmentent considérablement les risques d’investissement et affaiblissent la position économique de l’Allemagne et de l’Europe ».
Cette lettre, consultée par l’agence de presse allemande, indique que les propositions de modification présentées par la Commission européenne en mai dernier comportent des améliorations limitées. Cependant, elles n’offrent pas de véritable allègement des charges pour le secteur chimique, qui pourrait faire face à des coûts supplémentaires de plusieurs centaines de millions d’euros par an.
Les groupes de pression du secteur critiquent la détermination des quantités de certificats gratuits de manière rétroactive pour la période de 2026 à 2030. Cette approche obligera les entreprises à prendre des décisions financières rapides, augmentant ainsi la pression sur l’industrie à un moment où les règles fondamentales du système sont encore en négociation. Dans ce contexte, l’association souligne l’absence de conditions essentielles pour réussir la transition écologique, telles que des réseaux de connexion adéquats, des prix de l’électricité et de l’hydrogène compétitifs, ainsi qu’une infrastructure efficace pour l’hydrogène et le dioxyde de carbone.
Steilemann a demandé au chancelier Merz d’intervenir auprès de la Commission européenne pour suspendre les nouvelles restrictions, affirmant que le secteur souffre déjà d’une crise aiguë et d’une forte augmentation des coûts énergétiques.
Le système de commerce des émissions constitue l’outil principal de l’Union européenne pour atteindre l’objectif de neutralité climatique d’ici 2050. Dans ce cadre, les entreprises doivent posséder des droits d’émission de gaz nocifs, qu’elles peuvent échanger selon leurs besoins. Le nombre de certificats disponibles diminue progressivement, entraînant une augmentation du coût de la pollution et encourageant la réduction des émissions.
La Commission européenne prévoit une révision fondamentale du système cet été et présentera ses propositions finales en juillet prochain. L’Allemagne soutient uniquement des modifications limitées, en particulier concernant le mécanisme d’attribution des certificats gratuits pour les installations industrielles.
La République du Yémen, représentée par sa mission permanente auprès de la Ligue des États…
Les journaux marocains mettent en lumière le communiqué du ministère de l'Intérieur Les journaux marocains,…
Après le tremblement de terre en Égypte : Les meilleures applications d'alerte précoce sur Android…
Première Déclaration de Mortalité Collective de Oiseaux Marins en Australie Le gouvernement fédéral australien a…
Gaza : Augmentation du nombre de martyrs à 19 après le décès d'un Palestinien suite…
Ouverture du marché boursier japonais en forte baisse Le marché boursier japonais a ouvert aujourd'hui…