Le vendredi, la Chine a annoncé la détention de l’Américain Min Zeng, un analyste spécialisé dans les affaires birmanes, pour suspicion d’activités d’espionnage menaçant la sécurité nationale. Cette information provient du ministère des Affaires étrangères chinois.
Le porte-parole du ministère, Lin Jian, a déclaré que Min Zeng avait subi des « mesures judiciaires obligatoires », ce qui implique généralement une restriction de sa liberté. Il a également précisé que les autorités chinoises avaient informé le consulat américain à Canton de cette affaire, en affirmant que « ses droits légaux sont entièrement garantis ».
Min Zeng est un membre fondateur de l’Institut de stratégie et de politique – Birmanie, basé à Chiang Mai, en Thaïlande. Son travail se concentre sur les dynamiques politiques et les conflits en Birmanie, notamment dans les zones frontalières influencées par la Chine. Des rapports indiquent qu’il a rédigé des analyses sur le rôle de la Chine dans le soutien à des factions armées en Birmanie, en fonction de ses intérêts.
Selon des sources ayant parlé à l’agence France-Presse, il a été arrêté le 3 juin à l’aéroport de Kunming, dans la province du Yunnan, alors qu’il se rendait à une réunion.
Des sources proches de l’institut ont indiqué que la famille de Min Zeng et ses collègues suivent l’affaire avec le consulat américain, exprimant de vives inquiétudes concernant les conditions de sa détention. Parallèlement, le ministère des Affaires étrangères américain n’a pas encore fait de commentaire sur cette situation.
Cette affaire coïncide avec l’annonce par Pékin de la visite du nouveau président birman, Min Aung Hlaing, en Chine, prévue entre le 15 et le 19 juin. Au cours de cette visite, il s’entretiendra avec le président Xi Jinping et d’autres hauts responsables chinois. Cette rencontre revêt une importance particulière, car la Chine est un partenaire clé pour la Birmanie, surtout après l’isolement international que ce pays subit depuis le coup d’État de 2021.
De nombreux rapports indiquent que la Chine soutient divers acteurs dans la guerre civile birmane, en fonction de ses intérêts économiques et sécuritaires. Il est à noter que la Chine partage une frontière de plus de 2100 kilomètres avec la Birmanie, ce qui complique davantage les relations entre les deux pays.
Pour plus d’informations, consultez l’article original sur la détention d’un analyste américain par la Chine sur la chaîne de télévision du Yémen.
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