Le ministre de l’Information, Muammar Al-Eryani, a affirmé que les milices houthies, soutenues par le régime iranien, continuent de promouvoir le mensonge du « blocus » chaque fois qu’elles cherchent à justifier leur escalade militaire ou à fuir leurs responsabilités concernant la catastrophe humanitaire qu’elles ont elles-mêmes créée. Les faits et les chiffres révèlent l’ampleur du pillage organisé que ces milices exercent sur les ressources de l’État.
Al-Eryani a précisé dans une déclaration à la presse que les milices ont mis en place l’une des plus grandes structures de collecte de fonds et d’économie parallèle pour prolonger la guerre et financer le projet du Corps des Gardiens de la Révolution iranien. Pendant ce temps, des millions de Yéménites font face à la pauvreté, à la faim et à des salaires non versés. Cela se produit malgré le fait qu’elles se sont approprié toutes les recettes souveraines dans les zones qu’elles contrôlent, y compris les revenus du pétrole et du gaz, les ports d’Hodeida, de Salif et de Ras Issa, ainsi que les douanes, les taxes, la zakat, les communications et le tabac, en plus de dizaines de collectes illégales.
Al-Eryani a souligné que ce système illégal a établi une économie parallèle dont les revenus estimés ont dépassé 103 milliards de dollars depuis le coup d’État des milices. De plus, plus de 3 milliards de dollars ont été pillés durant les quatre premiers mois de l’année en cours, sans qu’un seul rial ne soit alloué au paiement des salaires des employés ou à l’amélioration des services de base.
Le ministre a affirmé que l’arrivée continue de navires commerciaux et de pétroliers dans les ports d’Hodeida, ainsi que l’entrée de centaines de navires sous l’égide des Nations Unies, réfute catégoriquement les allégations de « blocus ». Cela prouve que le problème ne réside pas dans l’accès aux ressources, mais dans l’entité qui les accapare et les utilise pour financer la guerre et extorquer la communauté internationale.
Il a ajouté que les milices rappellent aujourd’hui le récit du « blocus » pour justifier leur escalade et menacer la navigation internationale ainsi que la sécurité énergétique mondiale. En réalité, le véritable blocus des Yéménites provient du coup d’État houthi, qui a confisqué les ressources de l’État, pillé les recettes publiques, coupé les salaires, imposé des taxes et fermé les portes du développement, entraînant le pays dans l’une des pires crises humanitaires et économiques au monde.
Al-Eryani a insisté sur le fait que la souffrance des citoyens n’a jamais été une préoccupation pour les milices, mais plutôt une carte à jouer pour des gains politiques et médiatiques au service de l’agenda du régime iranien. Chaque fois que Téhéran a besoin d’une escalade en mer Rouge, les milices s’empressent de créer de nouveaux prétextes, tandis que les Yéménites paient seuls le prix de ces aventures avec leur vie, leur sécurité et leur avenir.
En conclusion, Al-Eryani a souligné que toute discussion sur la situation humanitaire au Yémen doit commencer par une question cruciale : Où sont passés plus de 103 milliards de dollars de recettes que les milices ont accaparés depuis leur coup d’État ? Pourquoi ces fonds n’ont-ils pas été utilisés pour payer les salaires, améliorer les services et alléger les souffrances des citoyens ? La réponse à cette question suffira à discréditer la propagande du « blocus » et à révéler que la véritable crise ne réside pas dans le manque de ressources, mais dans la présence de milices qui ont transformé l’État en un économie de guerre, rendant les Yéménites otages d’un projet iranien indifférent à leur vie et à leurs souffrances.
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