Les prix du pétrole ont connu une baisse significative de plus de 3 % ce vendredi, atteignant leurs niveaux les plus bas depuis près de deux mois. Cette chute survient alors que des signes indiquent un rapprochement entre les États-Unis et l’Iran en vue d’un accord pour mettre fin aux conflits au Moyen-Orient.
Le Brent a perdu 3,34 dollars, soit 3,7 %, pour s’établir à 87,04 dollars le baril. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI) a reculé de 3,11 dollars, soit 3,55 %, atteignant 84,60 dollars. Ces prix représentent les niveaux les plus bas depuis le 17 avril. Phil Flynn, analyste principal chez Price Futures Group, a déclaré que le marché « pense que nous sommes plus proches d’un accord ».
Des sources occidentales évoquent la possibilité d’une signature d’une lettre d’intention entre Washington et Téhéran, potentiellement ce dimanche à Genève, bien que l’agence iranienne Fars ait démenti ces informations.
La scène politique a connu des développements notables. Le président américain Donald Trump a annulé des frappes qu’il envisageait, affirmant des avancées dans les discussions avec l’Iran. Il a également mentionné la possibilité de rouvrir le détroit d’Ormuz à la navigation dans les jours à venir. Par ailleurs, l’agence iranienne Mehr a rapporté que les négociations finales se concentreront sur des questions nucléaires et économiques, sans aborder le programme de missiles. L’agence Irna a ajouté que les discussions nucléaires débuteront 60 jours après la signature de la lettre d’intention.
Malgré l’optimisme entourant les négociations, des analystes mettent en garde contre des stocks de pétrole mondiaux encore faibles. Ces stocks pourraient diminuer davantage même si un accord est atteint, car le flux de pétrole nécessite du temps pour se stabiliser. L’Iran avait précédemment annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, menaçant de tirer sur tout navire traversant sans coordination, ce qui avait initialement fait grimper les prix avant leur retour à la baisse aujourd’hui. Cependant, l’armée américaine a confirmé que les navires commerciaux continuent de passer.
Les analystes d’ING prévoient un tournant à la fin juillet si les flux de pétrole ne reprennent pas. Ils avertissent d’une possible flambée des prix entre 120 et 130 dollars le baril. En revanche, Goldman Sachs a réduit ses prévisions pour le prix moyen du Brent en 2027 à 80 dollars, tout en anticipant une hausse des prix du pétrole en 2025 en raison de la constitution de stocks et de l’ajout de primes d’assurance. De plus, l’OPEP a abaissé ses prévisions de croissance de la demande mondiale pour 2026 à 970 000 barils par jour, tout en augmentant ses prévisions pour 2027 à 1,73 million de barils par jour.
L’article original peut être consulté sur Yemen TV.
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