Le Conseil de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) a fermement condamné, vendredi, la tentative de l’Iran d’imposer sa souveraineté sur le détroit d’Hormuz. Cette déclaration fait suite à la décision unilatérale de Téhéran de créer une entité pour contrôler la navigation dans ce passage maritime crucial.
Dans une résolution non contraignante, le Conseil a exprimé son rejet catégorique de la création par l’Iran d’un « entité indépendante » prétendant contrôler la navigation dans le détroit. Il a appelé les États membres à ne pas reconnaître les revendications iraniennes sur la souveraineté du détroit ou sur les zones maritimes appartenant à d’autres pays situées à proximité.
Le Conseil a souligné que ces revendications constituent un violation des droits souverains des États, tout en avertissant contre toute action visant à entraver la navigation internationale ou à interférer avec le droit de passage.
Cette position internationale intervient alors que les États-Unis et l’Iran ont échangé des actes hostiles cette semaine. Les frappes aériennes américaines ont été menées en réponse à des attaques que Washington attribue à Téhéran contre des navires, suscitant de nouvelles inquiétudes concernant les approvisionnements pétroliers mondiaux et la sécurité maritime.
Les récents événements mettent également en lumière la fragilité de la trêve temporaire visant à mettre fin à un conflit qui dure depuis plus de quatre mois, alors que Washington et Téhéran tentent de parvenir à un accord durable.
L’OMI, qui dépend des Nations Unies et est basée à Londres, regroupe 176 États et est responsable de la régulation de la sécurité maritime internationale et de la prévention de la pollution. Cette semaine, son Conseil, composé de 40 membres, a discuté de la protection des voies maritimes essentielles, dans un contexte de désaccords entre les pays du Golfe, les États-Unis et l’Iran concernant l’avenir du détroit.
L’Iran, qui ne siège pas au Conseil, a informé les représentants de l’OMI qu’il rejette les accusations politiques portées contre lui. Téhéran a affirmé ne pas être partie à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, et donc, ne pas être lié par ses règles.
Le délégué iranien a précisé que les mesures prises visent à protéger la sécurité maritime et à empêcher le soutien à des « actes d’agression », tout en affirmant que ces actions ne constituent pas une fermeture du détroit.
Cet article met en lumière les tensions croissantes dans une région stratégique, tout en soulignant l’importance de la coopération internationale pour garantir la sécurité maritime.
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