Le membre du Conseil de leadership présidentiel, le général Sultan al-Arada, a affirmé que l’Arabie Saoudite a joué un rôle central dans la prévention d’une nouvelle guerre civile au Yémen. Ce soutien s’est particulièrement manifesté lors des événements à Hadramout et à Al-Mahra en décembre dernier. Al-Arada a qualifié la position saoudienne de « véritable soutien » qui a aidé à protéger le pays d’une fragmentation dangereuse.
Dans une interview accordée à Al-Sharq Al-Awsat, al-Arada a souligné que le peuple yéménite « ne peut pas rester sous la coupe d’une milice ». Il a insisté sur le fait que la paix authentique ne peut se réaliser que par la présence d’un acteur engagé dans le processus de paix. Il a ajouté : « Parfois, la paix ne s’impose que par la force. »
Al-Arada a précisé que la création du Conseil de leadership présidentiel résulte d’une analyse approfondie des complexités de la réalité yéménite, et non de considérations personnelles. Il a confirmé que le Conseil a réussi à maintenir la cohésion de l’État malgré les défis considérables.
Al-Arada a décrit les relations entre le Yémen et l’Arabie Saoudite comme des liens de coexistence et de destin commun. Il a noté que le royaume a fourni un soutien politique, humanitaire et de développement significatif au Yémen. Le soutien politique à la légitimité a été l’un des principaux apports de Riyad pour préserver l’État yéménite.
Il a également salué les projets saoudiens au Yémen, notamment les efforts du Centre King Salman pour l’aide humanitaire, le projet Musaned pour le déminage, et les initiatives du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen.
Al-Arada a affirmé que l’implication des Houthis dans le conflit régional ne sert ni les intérêts du Yémen ni ceux de la région. Il a remis en question la pertinence de l’intervention de ce groupe dans des affaires qui ne concernent pas le Yémen, soulignant que ces politiques ont causé de grands malheurs au pays.
Il a expliqué que la résistance de Marib ne résulte pas d’un « secret » ou d’une « baguette magique », mais d’un sentiment national et d’une responsabilité collective à un moment crucial. Cette dynamique a fait de la province un bastion pour défendre la république et restaurer l’État.
Al-Arada a révélé que le défi interne représentait le plus grand obstacle pour le Conseil de leadership. Il a mentionné que le président du Conseil, Dr. Rashad Al-Alimi, a joué un rôle essentiel dans la gestion de nombreux dossiers sensibles.
Al-Arada a exhorté l’élite yéménite à réévaluer ses erreurs et à travailler sincèrement pour restaurer l’État. Il a affirmé que le Yémen « ne peut pas être dirigé par un seul parti, une tribu ou une région ». Il a conclu que l’avenir du pays dépendra de la solidarité de tous ses citoyens.
Cet article met en lumière les enjeux cruciaux pour le Yémen, tout en soulignant l’importance des relations avec l’Arabie Saoudite et la nécessité d’une paix durable.
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