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Un rapport des droits humains publié par l’organisation « Yemen Rights and Development » a révélé 761 violations commises par la milice houthie, soutenue par le régime iranien, dans la capitale Sanaa et ses districts au cours de l’année 2025. Ce rapport met en lumière l’ampleur des violations continues des droits de l’homme et la détérioration des conditions de vie dans la région.
Le rapport souligne que la politique de famine des Houthis ne se limite pas à la confiscation des moyens de subsistance. Elle s’étend également à une famine politique et intellectuelle, privant les citoyens de leur sécurité personnelle, de leur liberté d’expression et de leur droit d’appartenir à la République. De plus, la milice a créé un nouvel appareil répressif, nommé « Appareil de Sécurité de la Révolution », pour mener des campagnes d’arrestation massives et réprimer l’espace civil.
En outre, l’interruption délibérée des salaires de 70 % des employés du secteur public et l’imposition de taxes ont entraîné un effondrement du pouvoir d’achat de 80 %. Cette situation a poussé 80 % des familles en dessous du seuil de pauvreté, tandis que la moitié de la population de la capitale a atteint un état d’insécurité alimentaire aigu.
Le rapport a également documenté 129 violations contre des organisations humanitaires et internationales, incluant l’arrestation de 52 employés et la disparition forcée de 31 autres. Ces violations s’inscrivent dans le cadre des tentatives de la milice de détourner l’aide humanitaire, démontrant ainsi son mépris pour les normes internationales.
Le rapport aborde la catastrophe survenue dans le quartier de Khashm al-Bakrah à Bani al-Harith le 22 mai 2025. L’explosion d’un entrepôt d’armes secret appartenant à la milice a causé la mort et des blessures à plus de 90 civils, tout en détruisant près de 50 maisons. Le stockage d’armes au milieu des zones résidentielles et l’utilisation de civils comme boucliers humains constituent des crimes de guerre selon les conventions de Genève.
Rien qu’en septembre, le rapport a recensé 156 violations visant des citoyens qui brandissaient le drapeau national ou commémoraient l’anniversaire de la Révolution du 26 septembre. Ces violations comprenaient l’arrestation de 103 personnes, la disparition de 27 autres et la perquisition de 12 maisons.
Le rapport affirme que ces violations constituent des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre selon le Statut de Rome. Il appelle la communauté internationale et le Conseil de sécurité à agir sérieusement pour mettre fin à ces crimes, exiger le retrait des dépôts d’armes des villes et tenir les responsables pour compte.
Pour plus d’informations, consultez l’article complet sur Yemen TV.
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