La réseau yéménite pour les droits et libertés a récemment publié un rapport préoccupant concernant les violations des droits des enfants au Yémen. Entre le 1er janvier 2015 et le 30 mars 2026, les milices houthis ont été responsables de 29 891 violations et crimes commis contre les enfants.
Le rapport indique que les milices houthis ont causé la mort de 5 180 enfants, dont 582 nourrissons. Ces décès sont attribués à des tirs ciblés, des bombardements indiscriminés, l’utilisation de mines terrestres et des massacres. De plus, 6 748 enfants ont subi des blessures de gravité variable, avec de nombreux cas d’invalidité permanente, notamment en raison des mines.
En outre, le document recense 348 cas d’enlèvements et de disparitions forcées d’enfants, ainsi que 167 cas de viols. De nombreux enfants enlevés ont subi des tortures physiques et psychologiques dans les prisons des milices, et certains ont perdu la vie en raison de ces sévices.
Les milices houthis ont entraîné le déplacement de 43 965 enfants, exacerbant ainsi la crise humanitaire. La guerre et le coup d’État ont poussé plus de 3 millions d’enfants à entrer sur le marché du travail. Par ailleurs, environ 4,5 millions d’enfants ont été privés d’éducation, les établissements scolaires étant transformés en casernes militaires et en centres de recrutement.
Le rapport souligne également le recrutement continu d’enfants par les milices pour des opérations militaires, ce qui constitue une violation grave du droit international humanitaire et de la Convention relative aux droits de l’enfant. Des estimations internationales révèlent que plus de 40 000 enfants ont été ainsi recrutés, tandis que le réseau a documenté la mort de 6 823 enfants soldats et 9 986 blessés.
Le réseau yéménite pour les droits et libertés affirme que ces violations constituent des crimes graves, équivalents à des crimes contre l’humanité. Elles enfreignent clairement le droit international humanitaire et les conventions internationales protégeant les enfants. Le réseau appelle les milices houthis à cesser immédiatement le recrutement d’enfants et à libérer ceux qui sont actuellement détenus.
En outre, il exhorte la communauté internationale, l’ONU et les organisations de défense des droits humains à prendre des mesures efficaces pour protéger les enfants yéménites et tenir les responsables de ces violations pour compte. Le réseau met en garde contre le risque de perdre une génération entière d’enfants si ces crimes continuent sans intervention internationale sérieuse.
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