La République du Yémen a pris part à la 11e session de la Conférence de révision du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, qui se déroule au siège des Nations Unies à New York du 27 avril au 22 mai. Cette délégation, dirigée par l’ambassadeur Abdullah Al-Saadi, représentant permanent du Yémen auprès de l’ONU, inclut une large participation des États parties au traité.
Cette session s’inscrit dans le cadre d’un examen périodique qui a lieu tous les cinq ans. Son objectif principal est d’évaluer l’application des dispositions du traité, d’explorer des moyens de renforcer le système de non-prolifération nucléaire, et de soutenir les efforts internationaux en faveur du désarmement nucléaire tout en encourageant les usages pacifiques de l’énergie nucléaire.
Dans son discours, l’ambassadeur Al-Saadi a souligné que cette session se déroule dans un contexte international très sensible. Il a noté l’augmentation des tensions géopolitiques, la baisse de la confiance dans les systèmes de contrôle des armements, et l’intensification du discours autour de la dissuasion nucléaire. Ces défis, a-t-il affirmé, mettent le traité à l’épreuve et nécessitent un rééquilibrage de ses trois piliers, ainsi qu’une mise en œuvre intégrale sans sélection, surtout en l’absence d’un accord actualisé depuis plus de deux décennies.
L’ambassadeur a réaffirmé l’engagement ferme du Yémen envers les principes de désarmement et de non-prolifération. Il a averti que la possession d’armes nucléaires constitue une menace sérieuse pour la sécurité et la paix régionales et internationales. Il a appelé les États dotés d’armes nucléaires à respecter leurs engagements et à prendre des mesures concrètes pour réduire leurs arsenaux nucléaires, tout en renforçant la transparence et la confiance.
Le traité représente le cadre juridique fondamental pour prévenir la prolifération nucléaire. Pour maintenir sa crédibilité, un engagement mondial total à ses dispositions est nécessaire. Cela inclut la soumission de toutes les activités nucléaires à un système de garanties globales de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’ambassadeur a exprimé son inquiétude face à la persistance de capacités nucléaires en dehors du cadre du traité, en particulier au Moyen-Orient.
Al-Saadi a également mentionné que l’absence d’Israël du traité et son refus de soumettre ses installations nucléaires à une surveillance internationale constituent une grave atteinte à l’équilibre de la sécurité régionale et alimentent l’instabilité. Il a réaffirmé le droit inaliénable de tous les pays à développer et à utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques conformément aux dispositions du traité.
Enfin, l’ambassadeur a souligné l’importance de renforcer le rôle de l’AIEA et de soutenir les programmes de coopération technique, en particulier pour les pays en développement. Cela contribuera à l’utilisation des applications nucléaires dans des domaines vitaux tels que la santé, la sécurité alimentaire et la gestion des ressources naturelles.
Cet article met en lumière l’engagement du Yémen envers la non-prolifération nucléaire et souligne l’importance d’une coopération internationale renforcée pour garantir un avenir pacifique et sécurisé.
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