Exécution d’un chef tribal à Al-Jawf : Les milices houthis sous le feu des critiques

- Des sources accusent les milices houthis d'avoir exécuté Nasser Ben Hassan Al-Salahi.
- L'incident s'est produit à un point de contrôle dans la province d'Al-Jawf.
- L'organisation Justice pour les droits condamne cette attaque comme une exécution ciblée.
- Cet événement survient après un rassemblement tribal en réponse à une arrestation locale.
Accusations contre les milices houthis : Exécution d’un chef tribal à Al-Jawf
Des sources tribales et des organisations de défense des droits de l’homme accusent les milices houthis d’avoir exécuté le chef tribal éminent, Nasser Ben Hassan Al-Salahi, à un point de contrôle dans la province d’Al-Jawf. Cet incident tragique survient après sa participation à un rassemblement tribal organisé par les tribus de Dahm, en réponse à l’arrestation de Cheikh Hamad Ben Rashid Al-Hazmi.
Détails de l’incident
Selon les informations recueillies, Al-Salahi a reçu un appel de ses frères, leur indiquant qu’ils étaient retenus à un point de contrôle en raison de l’absence de cartes d’identité. En se rendant sur place, il a été accueilli par des tirs des membres des milices dès son arrivée au point de contrôle d’Afa. Cette attaque a entraîné sa mort immédiate et a provoqué des affrontements, causant des victimes parmi les membres des milices également.
Réactions des organisations de défense des droits
L’organisation Justice pour les droits et le développement a fermement condamné cet acte, le qualifiant non pas d’un simple meurtre, mais d’une attaque directe contre le rassemblement tribal. L’organisation souligne que les milices houthis ont franchi une étape en procédant à des exécutions ciblées de figures tribales, dans le but d’intimider et de fragmenter les liens au sein de la communauté tribale.
De plus, l’organisation a déclaré que les événements à Al-Jawf représentent une forme d’éradication des figures sociales. Elle appelle les organisations de défense des droits de l’homme et les instances internationales à prendre conscience de la gravité de ces violations, qualifiées de crimes de guerre qui ne doivent pas être oubliés.
Un contexte en tension
Cet incident survient quelques jours après un large rassemblement tribal dans la province d’Al-Jawf, organisé en réponse à l’arrestation d’un autre cheikh local par les milices. Ces événements s’inscrivent dans une politique systématique visant à cibler la composante tribale dans les zones contrôlées par les houthis depuis plusieurs années.
L’article original peut être consulté sur Yemen TV.

