La milice Houthi tire sur des citoyens à Al-Akhtour : un climat de terreur

- La milice Houthi a ouvert le feu sur des habitants d'Al-Akhtour.
- Les citoyens ont été empêchés d'accéder à leurs terres par la milice.
- Des mobilisations communautaires ont eu lieu contre les restrictions des Houthis.
- La milice a renforcé sa présence militaire sur le mont Al-Akhtour.
Tirs de la milice Houthi sur des citoyens à Al-Akhtour
La milice Houthi a ouvert le feu sur des habitants de la localité d’Al-Akhtour, située dans le district de Sayani, au sud de la province d’Ibb. Cet incident s’est produit alors que les citoyens tentaient d’accéder à leurs terres, localisées dans la forteresse du mont Al-Akhtour, contrôlée par la milice depuis plusieurs mois.
Agressions répétées et menace sur les habitants
Selon des sources locales, les membres de la milice, sous le commandement d’Abdullah Ali Qaid Al-Shalah, ont empêché les habitants d’accéder à leurs terres et ont tiré de manière indiscriminée sur eux. Heureusement, aucune blessure n’a été signalée parmi les habitants. Ces derniers ont déposé une plainte auprès des autorités de sécurité de la milice dans le district. Cependant, les dirigeants Houthis ont répondu par des menaces d’arrestation si les citoyens tentaient à nouveau de monter sur la montagne, désormais considérée comme une zone militaire fermée.
Renforcement militaire et répression communautaire
Au cours des dernières semaines, la milice a renforcé sa présence militaire sur le mont Al-Akhtour, établissant de nouveaux postes, tranchées et dépôts d’armes. Elle interdit également aux citoyens de faire paître leurs animaux, de ramasser du bois ou d’accéder à leurs biens dans les environs de la montagne. Ces mesures ont gravement détérioré les conditions de vie des habitants locaux, qui dépendent de ces ressources pour satisfaire leurs besoins quotidiens.
Des mobilisations communautaires se sont formées en réponse à ces restrictions. En réaction, la milice a lancé une campagne d’arrestations ciblant plusieurs notables et chefs de la région, dont le cheikh Amin Marai et le juge Ali Salem Al-Fattahi, accusés de collaboration et d’espionnage. Cette répression illustre la politique de contrôle de la milice sur la région.
Ces actions s’inscrivent dans une stratégie militaire mise en œuvre par la milice depuis la fin de l’année dernière, visant à contrôler les hauteurs montagneuses de Sayani et des districts voisins, tout en établissant de nouveaux postes militaires surplombant la route reliant Ibb à Taiz. Cela inclut également l’installation de rampes de missiles, de tranchées et de tunnels, augmentant ainsi le risque pour la sécurité et la stabilité de la région.
Pour plus d’informations, consultez l’article original sur Yemen TV.

