Les condamnations à mort des Houthis : un appel urgent à la communauté internationale

- « صحفيات بلا قيود » condamne les peines de mort émises par les Houthis contre 32 personnes.
- Les condamnations reposent sur des aveux obtenus sous la torture, selon l'organisation.
- Des violations des droits de l'homme se multiplient dans les zones contrôlées par les Houthis.
- L'organisation appelle la communauté internationale à agir contre les violations persistantes.
Condamnation des peines de mort par « صحفيات بلا قيود »
L’organisation « صحفيات بلا قيود » a fermement condamné les peines de mort prononcées par la cour pénale spécialisée des Houthis à Sanaa, visant 32 personnes, dont le journaliste Abdelkader Ali Al-Saqaf. Cette organisation a qualifié ces procès de simulacres, soulignant leur absence de normes minimales de justice.
Violations des droits de l’homme dans les zones contrôlées par les Houthis
« صحفيات بلا قيود » a affirmé que ces condamnations reposent sur des aveux obtenus sous la torture. La poursuite des sentences de mort contre des journalistes et des civils constitue une grave violation des droits de l’homme et de la liberté de la presse. Cette situation illustre l’intensification de la répression dans les zones contrôlées par les Houthis.
Les violations dans ces régions ne sont plus des cas isolés, mais se sont transformées en un modèle systématique de répression visant à soumettre la société et à saper toute activité civile ou professionnelle indépendante. Les crimes d’enlèvement, de torture, de disparition forcée et de détention illégale se sont multipliés.
Augmentation des arrestations et des disparitions forcées
Au cours des dernières semaines, « صحفيات بلا قيود » a documenté une série de violations touchant des femmes, des journalistes, des militants, des enseignants, des avocats et des enfants. Ces violations incluent des perquisitions de domiciles et de lieux publics, ainsi que des enlèvements et des disparitions dans des lieux de détention secrets. Les victimes subissent également des tortures, des mauvais traitements et se voient refuser des soins médicaux et des contacts avec leurs familles.
L’organisation a également enregistré des cas d’enlèvement et de disparition forcée de plusieurs femmes, telles que Fathiya Al-Hada, Ashwaq Al-Shamiri, Sahar Al-Khulani et Hanan Al-Muntasir. Certaines d’entre elles sont détenues dans des installations secrètes sans aucune surveillance judiciaire, suscitant des inquiétudes croissantes pour leur sécurité.
Appel à l’action internationale
« صحفيات بلا قيود » a constaté une augmentation des attaques contre des journalistes, des médias et des militants, souvent en raison de leurs opinions ou publications, comme c’est le cas pour le photographe Yasser Hassan et le journaliste Fouad Al-Maliki. Les attaques ont également ciblé des militants ayant critiqué la corruption et la détérioration des conditions de vie et de sécurité.
En conclusion de son communiqué, « صحفيات بلا قيود » a appelé la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’homme à agir rapidement pour faire pression sur les Houthis afin de mettre fin aux violations et de protéger les civils et les journalistes. Cet appel reflète l’urgence de faire face à cette réalité douloureuse que vit la société yéménite.



