Crimes de sniping à Taïz : Un fléau persistant depuis onze ans

- La milice Houthie cible systématiquement les civils à Taiz depuis onze ans.
- Neuf enfants et femmes ont été touchés par des crimes de sniping en 2026.
- Taiz est la province la plus touchée, avec 2730 morts civils documentés depuis 2015.
- Des critiques soulignent le silence des organisations internationales face aux violations des droits humains.
Crimes quotidiens à Taïz
Depuis plus de onze ans, la province de Taïz subit des atrocités incessantes à la suite des actions de la milice Houthie. Ces actes incluent le sniping direct, le tir d’artillerie, ainsi que l’utilisation de drones, témoignant d’une intensification des tensions militaires et d’un blocus qui perdurent.
Ciblage systématique des civils
La milice a transformé les quartiers résidentiels, les routes et les environs des écoles en véritables zones de mort. Les enfants, les femmes et les personnes âgées sont souvent pris pour cibles dans leurs activités quotidiennes, que ce soit en jouant ou en étendant le linge sur les toits. Au cours des premiers mois de 2026, une série de crimes de sniping a été documentée dans la ville et ses environs. Parmi les victimes, neuf enfants et femmes ont été touchés dans les quartiers d’Aseefra, Sala, Al-Kamb, Al-Shuqab et Al-Kalabah. De plus, des civils ont été tués ou blessés en rentrant de l’école ou en cherchant de l’eau et des services essentiels.
Silence international et appels à l’action
Des rapports d’organisations de défense des droits humains confirment que Taïz est la province la plus touchée par les crimes de sniping des Houthis. Selon un rapport de la Fondation pour l’Autonomisation des Femmes Yéménites (YWEF), les opérations de sniping entre 2015 et 2025 ont causé :
- 2730 morts civils
- Plus de 800 blessés, principalement des femmes et des enfants
La région d’Al-Shuqab, dans le district de Sabir Al-Mawadim, se distingue comme l’une des plus ciblées, avec environ 300 morts et blessés enregistrés au cours des dernières années.
Des défenseurs des droits humains et des journalistes critiquent le silence des Nations Unies et des organisations internationales face à ces crimes. Ils soulignent que l’ignorance de ces violations encourage la milice à intensifier ses attaques contre les civils. Des politiciens et des observateurs insistent sur la nécessité de compléter la libération de Taiz et de mettre fin au blocus, considérant cela comme la seule solution pour arrêter les crimes de sniping qui ont transformé la vie des habitants en un enfer quotidien.
L’article original peut être consulté sur Yemen TV et sur la chaîne de télévision du Yémen.

