L’armée israélienne admet des dommages à un site religieux à Yaroun

- L'armée israélienne a admis avoir endommagé un site religieux à Yaroun.
- Des groupes religieux dénoncent un « ciblage délibéré » du lieu de culte.
- Le ministère israélien des Affaires étrangères conteste la destruction du site.
- Au moins sept personnes ont été tuées lors de frappes israéliennes au sud du Liban.
Reconnaissance des dommages par l’armée israélienne
Le samedi, l’armée israélienne a admis avoir causé des dommages à un complexe religieux dans le village de Yaroun, situé au sud du Liban. Cet incident a provoqué une forte indignation parmi divers groupes religieux, qui ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un « ciblage délibéré » d’un lieu de culte. L’armée a justifié ses actions en affirmant qu’elles visaient à « éliminer des menaces et détruire des infrastructures du Hezbollah » dans la région.
Détails sur les dommages et les réponses officielles
Selon le porte-parole de l’armée israélienne, un des bâtiments du complexe religieux a subi des dommages, bien qu’il n’ait pas été spécifiquement identifié comme un édifice religieux. Le communiqué a précisé que les forces israéliennes avaient pris des mesures pour éviter d’autres destructions après avoir repéré des bâtiments présentant des caractéristiques religieuses. L’armée a également signalé que des attaques à la roquette lancées depuis le complexe avaient justifié l’intervention de ses troupes.
En réaction à cet incident, l’association catholique française « Action Est » a déclaré que les forces israéliennes avaient « détruit le couvent des sœurs de la Rédemption » à l’aide de bulldozers, qualifiant cet acte de « destruction délibérée d’un lieu de culte ». Gladys Sbagh, la supérieure générale des sœurs, a confirmé que le couvent était inoccupé et abritait une école fermée depuis la guerre de 2006, ainsi qu’une clinique récemment transférée à la ville de Rmeich. Toutefois, le ministère israélien des Affaires étrangères a nié la destruction du site, affirmant qu’il était « intact et sécurisé », tout en publiant une photo d’un bâtiment de deux étages qu’il a déclaré appartenir au complexe.
Frappes aériennes et escalade des tensions
Parallèlement, au moins sept personnes ont été tuées et d’autres blessées lors de frappes israéliennes au sud du Liban ce samedi, en dépit d’une trêve annoncée depuis la mi-avril. Des médias libanais ont rapporté que trois personnes avaient perdu la vie dans une frappe matinale sur une maison dans la ville de Louiza, tandis qu’une attaque sur la ville de Choukin a fait deux victimes, détruisant des bâtiments résidentiels.
Les localités de Zoutar Est et Ouest, ainsi que le lit de la rivière entre Zoutar et Deir Sryan, ont subi une série de frappes nocturnes intenses. Une frappe a également ciblé le quartier de la citadelle dans la ville de Harouf. La porte-parole de l’armée israélienne, Ella Waouya, a confirmé que l’aviation avait mené environ 50 frappes au cours des 24 dernières heures contre « les infrastructures et les éléments du Hezbollah ». Les échanges de frappes entre l’armée israélienne et le Hezbollah se poursuivent, malgré le cessez-le-feu annoncé par le président américain Donald Trump en mi-avril, qui a été prolongé par la suite.



