Houthis

Des sources tribales révèlent des tortures infligées par les Houthis à un citoyen à Saada pour s’emparer de ses biens.

Faits Saillants
  • Des membres de la milice houthie commettent des actes de torture à Saada.
  • Un citoyen a été intercepté et emprisonné pour vol de biens personnels.
  • La torture vise à extorquer de faux aveux concernant des affaires de drogue.
  • Les crimes de torture à Saada sont largement ignorés par les médias.

Des sources tribales révèlent des actes de torture à Saada

Des informations provenant de sources tribales dans la province de Saada mettent en lumière des actes de torture commis par des membres influents de la milice houthie. Ces actes visent à régler des différends personnels au sein du groupe et à exploiter leur pouvoir pour s’approprier les biens des citoyens.

Interception et détention d’un citoyen

Les sources rapportent qu’un individu nommé Abou Aïd Moustak – qui se fait passer pour le directeur de la sécurité à Al-Salem dans le district de Kattaf – ainsi que son assistant Abou Hakim Al-Salimi, ont intercepté le citoyen Laith Ahmed Nasser Ali Al-Farashi. Ils l’ont ensuite emprisonné et torturé dans le but de s’emparer de sa voiture neuve et de son arme personnelle. Ils ont abusé de leur autorité et de leurs relations au sein de la milice. Il est à noter qu’Abou Hakim et Abou Moustak sont cousins.

Torture et extorsion de faux aveux

Les sources confirment que Laith Al-Farashi a subi un forte torture en prison pour le contraindre à fournir des aveux, dont certains concernent des affaires de drogue sans aucune preuve. Actuellement, il se trouve dans la prison de Qahza à Saada. De plus, les dirigeants houthis ont empêché l’inclusion de son nom dans la liste de la commission dirigée par Ali Nasser Qirsha, chargée par la direction du groupe de libérer des milliers de prisonniers, y compris ceux accusés de crimes liés à la drogue.

Des crimes de torture ignorés par les médias

Les sources tribales soulignent que les crimes de torture, d’enlèvement et de disparition forcée se multiplient à Saada, loin des yeux des médias. Beaucoup de ces actes sont motivés par des raisons personnelles, et les victimes se voient souvent attribuer des accusations de drogue ou d’autres délits pour justifier ces violations.


Cet article met en lumière des violations graves des droits humains à Saada, appelant à une attention accrue sur la situation des citoyens face à la violence des milices.

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