Président

Mettre fin à la guerre au Yémen : Un appel à une approche stratégique

Faits Saillants
  • Le Président Alimi appelle à une approche claire pour mettre fin à la guerre au Yémen.
  • Il souligne que les Houthis ne sont pas un acteur politique légitime.
  • Alimi insiste sur la nécessité d'un véritable processus de paix, au-delà des trêves fragiles.
  • Il relie la sécurité maritime à la stabilité régionale et à l'élimination des menaces.

Une approche stratégique pour la paix au Yémen

Le Président Dr. Rashad Mohammed Alimi, Président du Conseil de direction présidentiel, a déclaré que toute initiative visant à mettre fin à la guerre au Yémen échouera si elle ne prend pas en compte les Houthis comme une composante d’un projet iranien transnational plutôt que comme un simple acteur politique local. Il a averti que réduire cette crise à des trêves temporaires et des arrangements pour un cessez-le-feu ne ferait qu’atténuer les risques à court terme sans établir une paix durable.

Le refus des Houthis d’une véritable politique

Le Président Alimi a insisté sur le fait que les Houthis ne sont pas un groupe marginalisé, comme ils le prétendent. Il a rappelé leur participation au Dialogue national, tout en soulignant leur refus de s’intégrer en tant qu’acteur politique au sein de l’État. Au lieu de cela, les Houthis ont cherché à imposer une réalité qui dépasse le cadre constitutionnel, en s’emparant de l’armement et du pouvoir en dehors des institutions légitimes et de la coopération nationale.

Dialogue avec le Chatham House

Ces déclarations ont été formulées lors d’une rencontre avec une délégation du Chatham House, dirigée par Dr. Sanam Vakil, directrice du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord. Les discussions ont porté sur les développements récents de la situation nationale et sur les approches requises pour mettre un terme aux souffrances infligées par les milices houthis, soutenues par le régime iranien.

Construire une paix véritable

Le Président a affirmé que « la véritable paix au Yémen ne se limite pas à des trêves fragiles ou à un cessez-le-feu, mais nécessite la construction d’un État qui garantit les droits et libertés de tous les citoyens ». Il a également souligné que traiter les milices houthis comme un acteur politique légitime aurait pour effet de renforcer l’idée de droit divin, exacerbant ainsi les inégalités et le racisme tout en permettant une militarisation hors du cadre étatique.

Clarification des perceptions occidentales

En ce qui concerne certaines approches occidentales, le Président a noté que plusieurs chercheurs confondent les villes contrôlées par la force avec des sociétés pluralistes. Il a précisé que la répression sévère dans les zones sous contrôle des Houthis ne signifie pas l’existence d’une vie politique ou sociale normale et sécurisée.

Les menaces posées par les Houthis

Le Président a également affirmé que les Houthis « ont dépassé de nombreuses organisations terroristes » en matière d’utilisation de missiles balistiques, de drones, de mines maritimes et de voitures piégées. Ils ont ciblé la navigation internationale tout en sapant la vie publique et en tentant de renforcer le racisme et de restreindre les libertés.

Sécurité maritime et partenariat stratégique

Le Président a lié la sécurité de la mer Rouge à la stabilité régionale, affirmant que la protection de la navigation internationale nécessite d’attaquer les sources de menace, non seulement en mer mais également sur terre. Il a souligné que le partenariat avec l’Arabie Saoudite est une nécessité géographique et stratégique, dictée par les réalités des frontières et des intérêts communs. Ce partenariat, a-t-il noté, ne se limite pas à un soutien militaire mais englobe également des initiatives économiques et de reconstruction des institutions de l’État.

Réformes et inclusion

Le Président a évoqué le rôle déstabilisateur de l’Iran dans la région et les réformes entreprises par le Conseil de direction et le gouvernement. Ces réformes visent à élargir la participation des jeunes et des femmes dans les institutions de l’État, à restructurer les agences de sécurité et à intégrer les compétences yéménites tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

La rencontre a également vu la présence du Directeur du Bureau de la Présidence, Dr. Yahya Al-Shaibi, et du Ministre d’État, Ahmed Al-Saleh.

Via
Yemen TV

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page