La crise humanitaire au Yémen : un appel urgent à l’action internationale

- Le coordinateur de l'ONU alerte sur l'aggravation de la crise humanitaire au Yémen.
- ,5 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire, avec un financement à seulement 29 %.
- Les femmes et les enfants représentent la majorité des personnes touchées par l'insécurité alimentaire.
- Bukera appelle à un financement durable et à des partenariats pour améliorer l'aide humanitaire.
Alerte sur la crise humanitaire au Yémen
Le coordinateur des Nations Unies et coordinateur des affaires humanitaires au Yémen, Laurent Bukera, a récemment tiré la sonnette d’alarme concernant la détérioration de la situation humanitaire dans le pays. Il a souligné que les besoins croissants des populations affectées augmentent à un rythme alarmant, tandis qu’un manque crucial de financement menace gravement la capacité des organisations humanitaires à fournir une aide vitale.
Besoins croissants et financement insuffisant
Dans son message inclus dans le rapport annuel du Fonds humanitaire pour le Yémen de 2025, Bukera a indiqué que 19,5 millions de personnes avaient besoin d’aide humanitaire l’année dernière. Malheureusement, le financement de la réponse n’a atteint que 29 %, ce qui a entraîné la réduction ou la suspension de nombreux services essentiels, aggravant ainsi la souffrance des plus vulnérables.
Pour l’année 2026, Bukera prévoit que les besoins continueront d’augmenter en raison de la poursuite du conflit, de la détérioration économique, des déplacements de population et des chocs climatiques. Ces facteurs exacerbent l’insécurité alimentaire et intensifient les souffrances des populations les plus touchées.
Nécessité d’un financement durable et impact sur les plus vulnérables
Le responsable onusien a affirmé que faire face à ces défis nécessite non seulement un financement durable, mais aussi des partenariats solides et un travail collectif. Cela garantira la continuité de l’aide humanitaire. Il a précisé que le Fonds humanitaire pour le Yémen s’efforce de renforcer son rôle en tant qu’outil de financement efficace, d’élargir sa base de partenaires, notamment locaux, et d’améliorer les mécanismes de responsabilité et d’efficacité.
Le rapport a également révélé que les femmes et les enfants représentent la majorité des personnes dans le besoin. Actuellement, l’insécurité alimentaire touche 17,1 millions de personnes, tandis qu’environ 4,8 millions de personnes ont été déplacées au cours de la crise, beaucoup d’entre elles à plusieurs reprises.
Enfin, Bukera a réaffirmé l’engagement du fonds à garantir un financement alloué et distribué en temps opportun. Il a souligné l’importance d’adapter les mécanismes de soutien en fonction des besoins, afin d’assurer la continuité de l’aide même dans les environnements les plus difficiles.



