Israël intensifie ses frappes malgré le prolongement du cessez-le-feu au Liban

- Des avions israéliens ont mené des frappes sur le Sud-Liban et la Bekaa occidentale.
- Les bombardements ciblent Sihmar, Jbeishit, Tulin et d'autres localités.
- Le Hezbollah rejette les négociations directes et appelle à un retrait libanais.
- Plus de 2900 morts au Liban depuis le début des affrontements, un million déplacés.
Raids aériens israéliens sur le Liban
Ce dimanche, des avions israéliens ont effectué une série de frappes aériennes ciblant des zones du Sud-Liban et de la Bekaa occidentale, en dépit d’un accord de prolongation du cessez-le-feu entre les deux parties, qui devait initialement expirer aujourd’hui.
Zones touchées par les bombardements
Selon un correspondant d’Al Arabiya/Al Hadath, la région de Sihmar dans la Bekaa occidentale a subi des frappes répétées. Israël a également bombardé Jbeishit au sud, ainsi que Tulin dans le district de Marjeyoun et Zouhtar al-Charkiya dans le district de Nabatiyeh. Les bombardements israéliens ont touché plusieurs localités, notamment les environs de Choukin, ainsi que Mifdoun, Chaqra, Qabrih, Tulin, Majdel Salim, Bastat, Al-Ghandouriya et Kafra.
Contexte des négociations et de l’escalade
Cette escalade intervient après la conclusion de la troisième ronde de négociations entre le Liban et Israël, qui s’est tenue à Washington jeudi et vendredi derniers. Lors de ces discussions, les parties ont convenu de prolonger le cessez-le-feu qui devait initialement se terminer aujourd’hui. Le département d’État américain a annoncé une nouvelle session de négociations prévue pour les 2 et 3 juin, tandis que le Pentagone envisage une réunion avec des délégations militaires des deux pays le 29 mai.
Rejet des négociations par le Hezbollah
Le Hezbollah a réaffirmé son refus de participer à toute négociation directe, appelant l’État libanais à se retirer de ces discussions. Le groupe a également précisé qu’il ne serait pas concerné par les pourparlers relatifs à son armement lors des discussions à Washington.
Conséquences humanitaires des attaques
Depuis le début des affrontements le 2 mars dernier, les attaques israéliennes ont causé la mort de plus de 2900 personnes au Liban, dont plus de 400 depuis le début de la trêve à la mi-avril. Ces bombardements ont également entraîné le déplacement de plus d’un million de personnes du sud et de la banlieue sud de Beyrouth. Par ailleurs, les forces israéliennes ont envahi de nombreux villages frontaliers, laissant derrière elles des habitations réduites en décombres.
Pour plus d’informations, consultez l’article original sur Yemen TV.



