La crise énergétique mondiale perdurera malgré l’accord de cessation des hostilités.

La Poursuite des Pressions Énergétiques Malgré un Accord au Moyen-Orient
Gabriel Makhlouf, membre du conseil d’administration de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré qu’un accord temporaire pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient ne signifierait pas nécessairement la fin immédiate des chocs mondiaux dans le secteur de l’énergie. Il a précisé que les dommages infligés aux infrastructures énergétiques pourraient maintenir les pressions sur les prix pendant une période prolongée.
Impact de la Hausse des Prix du Carburant
Makhlouf a souligné que la BCE, qui a augmenté ses taux d’intérêt la semaine dernière pour la première fois en près de trois ans, laisse la porte ouverte à un resserrement monétaire supplémentaire. Cette mesure vise à atténuer l’impact de la hausse des prix du carburant causée par la guerre en Iran sur les autres biens.
Il a ajouté que l’accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran, bien qu’il soit « bienvenu », nécessite encore de nombreuses clarifications, selon des informations relayées par l’agence Reuters. Makhlouf a confirmé que mettre fin au conflit ne signifie pas nécessairement une cessation immédiate des chocs.
Difficultés de Récupération et Rétablissement des Chaînes d’Approvisionnement
Makhlouf a également indiqué que le retour à la normale des chaînes d’approvisionnement et la baisse des prix de l’énergie pourraient prendre beaucoup de temps. Cette situation se complique en raison des dommages subis par les infrastructures, ce qui implique que la reprise de la production pourrait être lente.
Il a mentionné l’incertitude persistante concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, que l’Iran a maintenu fermé depuis les attaques américaines et israéliennes de février dernier. Ces facteurs contribuent à maintenir les pressions sur les prix de l’énergie pour une durée prolongée.
Poursuite des Efforts de la BCE pour Lutter Contre l’Inflation
De son côté, Philip Lane, économiste en chef de la BCE, a déclaré lors de la conférence « Reuters Next » que la banque continuera à agir de manière proactive pour contenir l’inflation élevée. Cet engagement se poursuivra même après une éventuelle baisse des prix de l’énergie suite à l’accord.
Les investisseurs parient sur une nouvelle hausse des taux d’intérêt par la BCE cette année, probablement en septembre ou octobre. Cependant, la probabilité d’une augmentation supplémentaire cet hiver demeure faible, le taux d’intérêt sur les dépôts étant actuellement de 2,25 %.
L’article original peut être consulté sur Yemen TV.
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