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La France condamne l’atteinte à la souveraineté du Yémen par l’Iran et son soutien aux Houthis, reflet de son comportement déstabilisateur.

La France condamne les violations iraniennes de la souveraineté du Yémen

La République française a fermement condamné les actions de l’Iran qui portent atteinte à la souveraineté de la République du Yémen. Ces actions incluent l’atterrissage d’avions iraniens à Sanaa le 3 juillet et à Hodeïda le 13 juillet, sans l’accord des autorités yéménites légitimes.

Engagement envers l’unité et la souveraineté du Yémen

Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Yémen, le représentant permanent de la France a réaffirmé l’engagement total de son pays envers l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Yémen. Il a souligné que les violations iraniennes illustrent le comportement déstabilisateur de l’Iran dans la région. Ce comportement se manifeste également par la reprise des combats dans le Golfe Persique depuis le 7 juillet et l’annonce de la fermeture du détroit d’Hormuz. La France a insisté sur la nécessité d’arrêter immédiatement et de manière permanente ces actions.

Menace à la paix et à la sécurité internationales

La France a déclaré que le soutien de l’Iran aux Houthis constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales. Elle a également souligné que l’Iran enfreint les résolutions du Conseil de sécurité, notamment en ce qui concerne l’embargo sur les armes stipulé dans la résolution 2216 (2015) et élargi pour inclure les Houthis dans la résolution 2624 (2022). La France a appelé l’Iran à respecter pleinement ses obligations internationales et à mettre fin à toutes les livraisons d’équipements militaires aux Houthis.

Appel à la cessation des actions déstabilisatrices

La France a exigé que les milices houthies cessent leurs actions déstabilisatrices, y compris les attaques contre l’Arabie Saoudite, réaffirmant ainsi sa solidarité avec le royaume. Elle a également évoqué les menaces des Houthis de mener des attaques en mer Rouge, réitérant l’importance de garantir la sécurité maritime et la liberté de navigation, conformément à la résolution 2722 (2024). La France a annoncé sa volonté de continuer à participer à l’opération européenne « EU NAVFOR ASPIDES », dans le respect du droit international et avec un caractère strictement défensif, en coordination avec ses partenaires européens et internationaux.

Entrave à l’aide humanitaire

La France a accusé les Houthis de bloquer délibérément l’aide humanitaire. Elle a demandé la libération immédiate et inconditionnelle de tous les employés des Nations Unies, des ONG et des membres des missions diplomatiques retenus de manière arbitraire. Ces détentions, ainsi que les attaques contre les travailleurs humanitaires, sont inacceptables et contraires au droit international humanitaire, à la résolution 2730 (2024) et au droit international des droits de l’homme.

Soutien aux efforts de paix

La France a réaffirmé son soutien total aux efforts de l’envoyé spécial des Nations Unies, Hans Grundberg. Elle a souligné qu’il n’existe pas de solution militaire au conflit au Yémen. L’accord sur la libération des détenus, annoncé le 14 mai, représente un pas dans la bonne direction, et la France a appelé à sa mise en œuvre sans délai.

Vers une solution politique

Enfin, la France a réitéré que la seule voie pour mettre fin à la crise au Yémen réside dans un processus politique inclusif, sous l’égide des Nations Unies, impliquant les femmes et toutes les composantes de la société yéménite.

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