La milice houthiste interdit aux prédicateurs de Dhamar de prêcher le vendredi, les remplaçant par des partisans.

La Milice Houthie Interdit aux Prédicateurs de Prendre la Parole dans les Mosquées de Dhamar
Des mesures controversées prises par la milice
Le vendredi dernier, la milice houthie a empêché plusieurs prédicateurs de mosquées dans la province de Dhamar de monter sur les estrades pour prononcer le sermon du vendredi. À leur place, la milice a désigné des orateurs qui lui sont fidèles. Cette décision a coïncidé avec la célébration de certaines occasions sectaires, suscitant un large mécontentement parmi la population locale.
Ciblage des mosquées dirigées par des chefs salafistes
Des sources locales rapportent que la milice a lancé une campagne ciblant plusieurs mosquées gérées par des chefs salafistes. Parmi les prédicateurs empêchés, on trouve :
- Le cheikh Wahban Ben Morshed Al-Moudhi, imam de la mosquée Dhul-Nourain à Dhamar.
- Le cheikh Abdallah Othman, dans la région de Khurbi, ainsi que d’autres prédicateurs.
Directives de la direction houthie
Les sources précisent que cette exclusion a été ordonnée par le leader houthi connu sous le nom de Abou Hassan, directeur du bureau de la guidance dans la province. Cette action a eu lieu alors que la milice commémorait le meurtre de Hussein Ben Ali.
Réactions de la population locale
Cette décision a provoqué la colère des habitants, poussant de nombreux citoyens à quitter les mosquées pour prier chez eux en signe de protestation contre l’imposition de prédicateurs sectaires.
Une stratégie de contrôle des discours religieux
Depuis son coup d’État en 2014, la milice houthie mène des campagnes de harcèlement et d’intimidation contre les prédicateurs et les orateurs dans les zones sous son contrôle. L’objectif semble être de vider la société de ses influenceurs et de transformer les lieux de culte en plateformes pour diffuser son discours sectaire.
Cet article met en lumière les tensions croissantes entre la milice houthie et la population locale, soulignant les enjeux de liberté d’expression et de diversité religieuse dans la région.
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