L’appropriation des terres par Israël au nord de Jérusalem : un projet controversé

- Les autorités israéliennes s'approprient 109,79 dunams de terres au nord de Jérusalem.
- La décision affecte la mosquée de Nabi Samuel et suscite des inquiétudes.
- Ces actions visent à renforcer le récit israélien sur Jérusalem et marginaliser les narrations palestiniennes.
- La préfecture de Jérusalem appelle la communauté internationale à agir contre les violations d'occupation.
L’appropriation des terres au nord de Jérusalem
Les autorités israéliennes ont récemment pris la décision de s’approprier 109,79 dunams de terres situées autour des localités de Nabi Samuel et Beit Iksa, au nord-ouest de Jérusalem. Cette initiative est justifiée par les autorités comme étant d’« intérêt public », dans le but de « développer et préserver un site archéologique » dans la région. Ce projet s’inscrit dans la continuité des politiques d’appropriation des terres, reflétant les efforts de l’occupation pour établir de nouvelles réalités sur le terrain.
Inquiétudes autour de la mosquée de Nabi Samuel
Selon un communiqué de la préfecture de Jérusalem, les terres concernées comprennent des vignobles et des espaces ouverts. Ce communiqué indique également que cette décision impacte la mosquée de Nabi Samuel, qui se trouve au-dessus du site archéologique. Cela suscite des inquiétudes quant à la préservation de ce monument religieux et historique. Ces préoccupations émergent dans un contexte où l’occupation tente régulièrement de contrôler les sites archéologiques palestiniens.
Dimensions politiques et appel à la communauté internationale
La préfecture de Jérusalem a souligné que ces actions font partie d’une politique systématique visant à s’approprier les sites archéologiques palestiniens sous le prétexte de « développement et de restauration ». Cela illustre des efforts continus pour renforcer le récit israélien concernant Jérusalem, tout en marginalisant les narrations palestiniennes et islamiques dans l’espace public de la ville. Dans ce contexte, les projets de « développement » se transforment en outils pour imposer la souveraineté et créer une nouvelle réalité à Jérusalem-Est. Ces politiques représentent ainsi une menace pour la sécurité et la stabilité de la région, tout en approfondissant le conflit existant.
Face à ces développements, la préfecture de Jérusalem appelle la communauté internationale à adopter une position ferme contre les politiques d’occupation. Il est essentiel que la communauté internationale exerce des pressions sur les autorités israéliennes afin de mettre fin à ces violations, qui menacent le patrimoine culturel et religieux palestinien, et pour garantir les droits des Palestiniens sur leurs terres.



