La ministre de la Planification aborde les défis alimentaires mondiaux à Londres

- La Ministre de la Planification, Dr. Afrah Al-Zouba, a participé à une session à Londres.
- La session a examiné l'impact de la crise iranienne sur la sécurité alimentaire mondiale.
- Dr. Al-Zouba a souligné la vulnérabilité du Yémen face à la hausse des prix alimentaires.
- Elle a également participé à une session sur l'action humanitaire co-présidée par des responsables internationaux.
Participation de la Ministre de la Planification à une Session de Haut Niveau à Londres
La Ministre de la Planification et de la Coopération Internationale, Dr. Afrah Al-Zouba, a pris part aujourd’hui à une session de haut niveau organisée par le Royaume-Uni en collaboration avec le Groupe de la Banque Africaine de Développement. Cette rencontre a mis en lumière les conséquences de la crise iranienne sur les marchés des engrais et la sécurité alimentaire mondiale, ainsi que sur la réponse internationale nécessaire. Cet événement se déroule en marge de la Conférence sur les Partenariats Mondiaux à Londres.
Contexte de la Session
La session a rassemblé des personnalités influentes, parmi lesquelles Nick Dyer, Sous-Secrétaire d’État britannique, et Dr. Sidy Ould Tah, Président du Groupe de la Banque Africaine de Développement. Étaient également présents des ministres africains chargés du Développement et des Finances, ainsi que des représentants d’organisations telles que l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le Programme Alimentaire Mondial, et la Banque Mondiale.
Les discussions ont porté sur les répercussions structurelles de la crise sur les chaînes d’approvisionnement mondiales d’engrais, de carburant et de nourriture. Les participants ont constaté une diminution de 30 % du commerce mondial des engrais et une augmentation de plus de 30 % des prix de l’urée, soulignant la gravité de la situation actuelle.
Pressions Financières sur les Pays Importateurs et la Situation au Yémen
La session a mis en évidence les pressions financières croissantes sur les pays importateurs de denrées alimentaires. Les intervenants ont souligné la nécessité d’établir des mécanismes de financement proactifs qui interviennent avant les crises, plutôt qu’après. Ils ont insisté sur le fait que la crise actuelle s’inscrit dans une série de chocs récurrents, nécessitant ainsi une résilience structurelle.
Dans son intervention, Dr. Afrah Al-Zouba a illustré la vulnérabilité du Yémen, un pays qui dépend fortement des importations pour satisfaire ses besoins alimentaires essentiels. Elle a précisé que les effets de la crise actuelle se répercutent directement sur le Yémen, entraînant une hausse des prix. La Ministre a également souligné l’importance du timing dans la réponse aux crises, notant que bien que des outils de financement anticipé existent, ils arrivent souvent trop tard. Elle a appelé à une intervention rapide pour protéger les marchés les plus vulnérables et garantir l’accès à des intrants agricoles et des semences à des prix abordables.
Session de Travail Humanitaire et Renforcement des Capacités Nationales
Dr. Afrah Al-Zouba a également participé à une session fermée sur l’action humanitaire, co-présidée par Dr. Abdullah Al-Rabeeah, superviseur général du Centre King Salman pour l’aide humanitaire, et la baronne Jenny Chapman, Ministre britannique du Développement. Cette session a traité de la protection des civils et des travailleurs humanitaires face à des violations croissantes du droit international humanitaire.
Les participants ont discuté de la nécessité d’un financement plus flexible et prévisible, ainsi que de l’élargissement des outils et mécanismes de financement proactifs. Dr. Al-Zouba a partagé l’expérience du Yémen au cours de la dernière décennie en matière d’action humanitaire, soulignant que les communautés locales sont souvent les premiers intervenants. Elle a également mis en avant le rôle essentiel des Yéménites vivant à l’étranger, notamment en Arabie Saoudite, qui contribuent annuellement par des transferts dépassant cinq milliards de dollars, allégeant ainsi le fardeau de nombreuses familles au Yémen. La Ministre a enfin insisté sur l’importance de renforcer les capacités des institutions nationales pour améliorer l’efficacité des interventions humanitaires.



