Sous prétexte de protéger l’environnement, les milices houthis imposent de nouveaux impôts aux éleveurs de bétail.

La Milice Houthie Implique de Nouvelles Taxes sur les Éleveurs de Bétail
La milice houthie a récemment introduit de nouvelles taxes et frais pour les éleveurs de bétail et les propriétaires d’étables dans plusieurs provinces sous son contrôle, notamment Raymah et Ibb. Cette initiative, justifiée par ce qu’ils appellent « l’organisation de l’activité animale et la protection de l’environnement », a suscité une large vague de mécontentement dans les milieux ruraux.
Des Avis Officiels Émis
Des sources locales rapportent que les branches de l’Autorité Générale de Protection de l’Environnement, affiliées aux Houthis, ont émis des avis officiels à l’intention des éleveurs dans les districts de Salfiyah à Raymah, ainsi que de Madhiqrah et Al-Adain à Ibb. Ces avis exigent la présence des éleveurs dans leurs bureaux pour finaliser les démarches d’obtention de permis obligatoires et le paiement de frais, tout en menaçant de sanctions ceux qui refusent de se conformer.
Une Politique de Taxation Contestée
Des activistes ont partagé un document officiel qui oblige les propriétaires de bétail à obtenir des permis préalables en échange de frais. Les habitants qualifient cette démarche d’extension de la politique de taxation des Houthis, qui touche divers secteurs économiques sans exception.
Des Charges Financières Accrues
Les éleveurs de bétail affirment que ces frais ajoutent des charges financières supplémentaires à un secteur déjà éprouvé par la hausse des prix des aliments pour animaux et des médicaments vétérinaires, ainsi que par une baisse du pouvoir d’achat et une diminution de la demande pour les produits animaux. Ils mettent en garde que la poursuite de ces mesures entraînera une augmentation des coûts de production et une baisse de l’offre alimentaire.
Impact sur la Sécurité Alimentaire
Des économistes estiment que l’imposition de charges supplémentaires sur les activités agricoles et animales affectera directement la sécurité alimentaire dans un pays où des millions de personnes dépendent d’une production rurale limitée. Ils soulignent l’absence de soutien des autorités houthis pour ce secteur vital.
Conclusion
La situation actuelle soulève des inquiétudes quant à l’avenir de l’élevage et de l’agriculture dans les régions contrôlées par les Houthis. Les nouvelles taxes pourraient avoir des conséquences graves sur la sécurité alimentaire et l’économie locale, exacerbant ainsi les défis déjà présents dans ces communautés.
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