Un réseau de droits humains documente 958 crimes et violations houthis en neuf jours sur la côte ouest.

- Le réseau yéménite a documenté 958 crimes des milices houthis entre le 3 et 11 septembre 2026.
- meurtres directs ont été signalés, incluant des exécutions de blessés et de prisonniers.
- cas d'arrestation et d'enlèvement ont été enregistrés dans les zones côtières.
- Le réseau appelle les organisations internationales à agir pour protéger les civils et enquêter sur les violations.
La réseau yéménite des droits et libertés a documenté un total de 958 crimes et violations commis par les milices houthis soutenues par le régime iranien, durant la période du 3 au 11 septembre 2026, dans les districts de la côte ouest des gouvernorats de Hodeïda et Taëz.
Violations massives touchant les civils et les biens
Le rapport a confirmé que les violations comprenaient :
- meurtres directs
- blessures
- arrestations et enlèvements
- raids et pillages
- déplacements forcés
En parallèle, environ 2 300 familles ont été déplacées des zones côtières, un chiffre distinct du total des crimes documentés.
177 meurtres directs en 9 jours
Selon le rapport, les milices ont commis :
- 38 meurtres par des tireurs d’élite
- 42 exécutions de blessés des forces armées
- 53 exécutions de prisonniers militaires
- 23 meurtres par des obus aléatoires
- 12 meurtres directs par des membres des milices
- 9 cas de piétinements par des véhicules houthis
Le rapport a noté que certains blessés ont été exécutés devant leurs familles et enfants, tandis que d’autres ont été tués à l’intérieur des centres de santé et hôpitaux.
212 blessés et 39 disparus
Le réseau a enregistré 212 blessures de gravité variable, incluant des femmes et des enfants, tandis que 39 blessés restent portés disparus, suscitant des craintes d’enlèvements forcés après leur capture dans des établissements médicaux.
213 cas d’arrestation et d’enlèvement
L’équipe de terrain a documenté 213 cas d’arrestation et d’enlèvement dans les zones côtières, coïncidant avec l’établissement par les milices de points de contrôle et de barrages de sécurité aux entrées des villes et des zones sous leur contrôle.
356 établissements et maisons perquisitionnés et pillés
Le rapport a révélé :
- 356 établissements et maisons ont été perquisitionnés et pillés
- 11 établissements gouvernementaux pillés
- 37 maisons entièrement pillées
- 282 maisons partiellement pillées
- 30 véhicules et 17 motos confisqués
Pillage du port et de l’aéroport de Mokha
Le réseau a documenté d’importantes opérations de pillage au port de Mokha et à l’aéroport de Mokha, incluant des appareils électroniques, des équipements, des documents et divers actifs, confirmant que la plupart des biens pillés ont été transférés à Sanaa.
Les milices ont également pillé 8 véhicules du centre humanitaire des Nations Unies à Mokha, ce qui a entraîné une entrave aux opérations humanitaires et a compliqué l’accès aux aides pour les personnes dans le besoin.
Appels internationaux urgents
Le réseau a appelé :
- les Nations Unies
- le Conseil des droits de l’homme
- les organisations de droits humains et humanitaires
à agir rapidement pour protéger les civils, garantir l’accès à l’aide, révéler le sort des disparus et des personnes enlevées, et mener des enquêtes indépendantes et transparentes tout en tenant responsables les auteurs des violations. Le réseau a souligné que l’impunité encourage la commission de nouveaux crimes et aggrave le coût humanitaire du conflit.
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