Une avocate révèle les détails de son enlèvement avec son mari et le chantage financier par les milices houthis.

Évasion et Extorsion : Le Récit de Nadia Al-Mahjari
Une expérience traumatisante
La avocate Nadia Al-Mahjari a récemment révélé qu’elle et son mari, Mustafa Alwan, ont été victimes d’une enlèvement et d’extorsion financière orchestrés par la milice Houthie dans la province d’Ibb, début janvier. Cet incident met en lumière l’augmentation des violations des droits humains par cette milice contre les civils et les défenseurs des droits.
Les circonstances de l’enlèvement
Dans une vidéo, Al-Mahjari a expliqué qu’elle et son mari sont arrivés dans un hôtel à Ibb après minuit le 7 janvier. Peu après, des hommes armés, affiliés aux Houthis, ont fait irruption dans leur chambre et les ont contraints à se rendre au bureau de la police criminelle de la province. La milice a confisqué leurs téléphones et effets personnels sur ordre direct du directeur de la police criminelle, Mohammed Al-Sabteni.
Menaces et pressions
Al-Mahjari a décrit comment les membres de la milice lui ont lancé des accusations infondées et ont tenté de la forcer à signer des documents inconnus. Face à son refus, ils l’ont menacée de violence physique et de transfert vers des éléments appelés « Zainabiyat ». Son mari a été séparé et placé dans une autre pièce, tandis qu’elle a été transférée dans une villa privée sous la surveillance d’une femme Houthie nommée Amal, qui lui a interdit tout contact avec sa famille.
Une issue incertaine
Elle a réussi à contacter sa mère après avoir versé une pot-de-vin à Amal. Sa mère a alors commencé à suivre l’affaire, ce qui a conduit à des ordres de libération contre une rançon de 17 000 riyals saoudiens, après que sa mère ait signé des documents dont elle ignorait le contenu.
Menaces persistantes
Al-Mahjari a affirmé que la police Houthie continue de confisquer ses téléphones et la menace de publier des photos d’elle et de son mari en ligne. Elle a également reçu des menaces d’enlèvement et de mort. Elle considère ses déclarations comme un appel au procureur général et tient la police Houthie d’Ibb responsable de tout danger potentiel.
Conclusion
Cette affaire souligne la nécessité urgente de protéger les droits des civils et de tenir les responsables de violations des droits humains pour compte. La communauté internationale doit prêter attention à ces abus et soutenir les victimes dans leur quête de justice.
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