La milice houthie contraint le photographe Bassam Al-Awadi à abandonner son métier

- La milice houthie a contraint Bassam Al-Awadi à cesser sa carrière de photographe.
- Al-Awadi a mis en vente son appareil photo et sa page Facebook de 225 000 abonnés.
- Il a été soumis à des harcèlements et des restrictions de sécurité par les autorités.
- Des cas similaires indiquent des violations croissantes des droits des journalistes au Yémen.
La Milice Houthie Force un Photographe à Abandonner Son Activité
La milice houthie opérant dans la province d’Ibb a contraint le photographe touristique Bassam Al-Awadi à mettre un terme à sa carrière de photographie. En conséquence, il a mis en vente son équipement photographique ainsi que sa page Facebook, qui compte plus de 225 000 abonnés. Cet événement met en lumière les pressions croissantes auxquelles sont soumis les photographes et les journalistes dans cette région.
Détails de l’Incident
Dans un post publié sur sa page, Al-Awadi a annoncé la fin de son activité de photographe. Il a expliqué que les harcèlements, les plaintes malveillantes et les restrictions de sécurité imposées par la milice l’ont contraint à cette décision. Parmi ces restrictions, figure une interdiction totale de photographier, que ce soit avec un téléphone portable ou un appareil photo, en raison d’un engagement de sécurité forcé qui lui a été imposé.
Raisons de la Décision et Violations Répétées
Al-Awadi a souligné qu’il photographiait « pour la mémoire et la beauté », cherchant à mettre en valeur la nature envoûtante de la province d’Ibb, qu’il décrit comme un « paradis oublié », particulièrement dans le district de Hazm Al-Adin, sa région d’origine. Toutefois, les conditions difficiles auxquelles il a été confronté l’ont poussé à prendre la douloureuse décision d’abandonner sa profession.
Selon des sources bien informées, Al-Awadi a été convoqué à plusieurs reprises par les autorités de sécurité. Il a également subi une détention par le passé, retrouvant sa liberté uniquement après avoir signé un engagement à ne plus exercer la photographie. Cet incident illustre l’ampleur des restrictions et violations auxquelles sont confrontés les photographes et les journalistes dans les zones contrôlées par la milice.
Des cas similaires ont été rapportés, avec des photographes enlevés et leur matériel confisqué. Par exemple, le photographe Jihad Al-Humaidi a récemment annoncé qu’il quittait la photographie après avoir subi une série de violations. Ces abus soulignent les défis majeurs auxquels sont confrontés les journalistes et les photographes sous le contrôle des Houthis, suscitant des inquiétudes croissantes concernant la liberté d’expression et les droits de l’homme au Yémen.


