Les revendications iraniennes sur le Golfe et le détroit d’Hormuz : un cadre juridique contesté

- Les prétentions iraniennes sur le Golfe et le détroit d'Hormuz sont juridiquement infondées.
- Aboul Gheit a condamné les agressions iraniennes contre plusieurs pays arabes.
- L'Iran a violé la résolution 2817 du Conseil de sécurité relative aux agressions.
- La liberté de navigation est protégée par le droit international, selon Aboul Gheit.
Position de l’Université Arabe
Lors d’une réunion ministérielle de la Ligue des États arabes, tenue par visioconférence et présidée par le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, le secrétaire général Ahmed Aboul Gheit a affirmé que les prétentions de l’Iran concernant le contrôle du Golfe arabe et du détroit d’Hormuz sont juridiquement infondées. Cette déclaration a été faite dans le contexte des tensions croissantes dans la région, où l’Iran a été accusé d’agressions répétées contre plusieurs pays arabes.
Condamnation des Aggressions Iraniennes
Au cours de cette réunion, Aboul Gheit a souligné que l’objectif principal était de condamner les attaques iraniennes. Il a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de reconnaître et de répondre à ces agressions, qu’il a qualifiées d’illégales et injustifiées. Le secrétaire général a averti que de telles actions compromettent gravement la sécurité et la stabilité de la région, et qu’il est essentiel de ne pas tolérer les comportements qui nuisent à la paix.
Violations du Droit International par l’Iran
Aboul Gheit a également mis en avant le non-respect par l’Iran de la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée le 11 mars dernier. Il a noté que l’Iran n’a pas reconnu les agressions qu’il a menées, qui incluent des attaques dans le Golfe, ainsi qu’en Jordanie et en Irak. Ces actions constituent une violation grave du droit international et portent atteinte à la souveraineté des États arabes.
En outre, le secrétaire général a appelé l’Iran à se conformer immédiatement à cette résolution et à assumer la responsabilité des dommages causés par ses actions. Il a déclaré que les compensations et la réparation des préjudices doivent être effectuées conformément au droit international. Les États arabes ne doivent pas être pris en otage par des agissements contraires à la légalité.
Enfin, Aboul Gheit a réaffirmé que la liberté de navigation dans les détroits et les voies maritimes internationales, y compris le détroit d’Hormuz, est protégée par le droit international. Il a insisté sur le fait qu’Iran n’a pas le droit d’imposer son autorité sur cette voie maritime stratégique, et que toute mesure restrictive prise par le pays est dépourvue de fondement légal.
En conclusion, cette réunion a permis de discuter des implications des actions iraniennes et des obligations qui en découlent pour la République islamique d’Iran selon le droit international. Les participants ont souligné l’importance de l’unité des efforts arabes pour faire face à ces défis croissants.


