Rapport international : Le Yémen parmi les pays les plus pollués par les mines et munitions explosives au monde.

Rapport sur la situation des mines au Yémen
Le Conseil danois des réfugiés a récemment confirmé que le Yémen, en guerre depuis plus de onze ans, est devenu l’un des pays les plus contaminés par les mines et les munitions non explosées. Cette situation résulte d’une large dissémination des débris de guerre dans plusieurs régions, notamment sur la côte ouest et dans les gouvernorats de Hodeïda et Taëz.
Pollution étendue et augmentation des victimes chez les enfants
Dans un communiqué, le Conseil a précisé que les munitions non explosées ont constitué plus de la moitié des victimes de la violence armée parmi les enfants en 2023. Le niveau de contamination au Yémen se classe parmi les plus élevés au monde, conséquence directe du conflit entre le gouvernement légitime et les milices houthis.
Projet européen de lutte contre les mines
Le communiqué souligne que l’Union européenne a financé en 2023 un projet humanitaire de 5 millions d’euros pour lutter contre les mines au Yémen. Ce projet, mis en œuvre par le Conseil danois des réfugiés, s’étendra sur trois ans et reposera sur quatre axes principaux :
- Sensibilisation aux dangers des munitions non explosées
- Évaluation des zones à risque
- Assistance aux victimes
- Désamorçage des mines
Nettoyage des champs et restitution des terres aux civils
Le Conseil a indiqué que ses équipes ont réussi à nettoyer deux champs de mines dans la région de Mouza, dans le gouvernorat de Taëz, permettant ainsi de restituer ces terres contaminées aux communautés locales et de relancer les activités agricoles.
Il a été confirmé que toutes les mines découvertes étaient des mines antipersonnel artisanales, responsables de centaines de victimes et semant la terreur parmi les habitants le long de la côte ouest. Ces mines ont été régulièrement plantées par les milices houthis dans de vastes zones.
Zones dangereuses et vastes surfaces contaminées
Le Conseil a également rapporté que ses équipes ont évalué plus de 200 communautés locales et identifié 54 zones dangereuses où se trouvent des mines antipersonnel et antichars, souvent disposées de manière aléatoire, rendant les opérations de déminage plus complexes.
Ainsi, 2,1 millions de mètres carrés de champs de mines confirmés et suspectés ont été ajoutés à la base de données nationale yéménite, en plus des 57 millions de mètres carrés déjà identifiés précédemment.
Les équipes ont également localisé 76 objets explosifs non explosés, y compris des roquettes, des grenades et des engins explosifs improvisés, qui ont été marqués pour garantir leur élimination ou destruction en toute sécurité.
Sensibilisation étendue et ciblage des enfants
Le communiqué indique que les programmes de sensibilisation aux dangers des munitions non explosées ont atteint plus de 45 000 civils, en mettant l’accent sur les enfants, qui constituent le groupe le plus vulnérable.
Des milliers d’autres personnes dans les régions de Mokha et Taëz ont également bénéficié d’une diffusion radiophonique financée par l’Union européenne, conçue pour atteindre les travailleurs et ceux qui ne peuvent pas assister aux sessions en direct.
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